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Parce qu’ils avaient constaté que les médecins hommes et femmes ont une approche différente des patients hospitalisés, les chercheurs de l’Université de Tokyo (Japon) ont voulu savoir si cette différence dans la clinique avait des répercussions sur le résultat des traitements. Et la réponse est… oui !

Après avoir suivi plus de 760 000 patients hospitalisés entre 2026 et 2019, les chercheurs ont constaté qu’ils présentaient un taux de mortalité plus faible lorsqu’ils étaient soignés par des médecins de sexe féminin. Le taux de réadmission à l’hôpital était également plus faible.

5000 femmes pourraient être sauvées

« Sur 458 108 patients de sexe féminin et 318 819 patients de sexe masculin, 142 465 (soit 31,1 %) pour les femmes et 97 500 (30,6 %) pour les hommes ont été traités par des médecins de sexe féminin. Les patients, hommes et femmes, présentaient une mortalité plus faible lorsqu’ils étaient traités par des médecins de sexe féminin » souligne le Dr Yusuke Tsugawa, principal auteur de l’étude. Par ailleurs, cette différence se ressent encore plus fortement chez les femmes.

D’après les résultats de cette étude japonaise, 8,15% des femmes traitées par des médecins de sexe féminin sont décédées dans les 30 jours, contre 8,38% des femmes traitées par des médecins de sexe masculin. Si cette différence paraît minime, les chercheurs estiment qu’elle est « cliniquement significative ». Rapportée au nombre de personnes soignées à l’hôpital, cela correspondrait à 5000 femmes qui pourraient être sauvées chaque année, si les médecins hommes amélioraient leur pratique.

Source : Comparison of Hospital Mortality and Readmission Rates by Physician and Patient Sex, Annals of internal medicine, avril 2023

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