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L’endroit où vous vivez sera-t-il encore habitable dans 30 ans ? Les records de chaleur se multiplient, et ce n’est que le début, selon les prévisions des experts. En avril, la France vient de connaître des pics de chaleur jamais atteints à cette période de l’année. Cela fait 26 mois de suite que les températures sont au-dessus des normes. Les années 2022 et 2023 ont été les deux plus chaudes jamais enregistrées en France. Le constat est le même à l’échelle du globe, où jamais il n’a fait aussi chaud que 2023.

Un modèle pour mesurer les futures chaleurs invivables

Face à ces données inquiétantes, on peut se demander si la Terre sera encore vivable dans plusieurs décennies. La NASA a apporté la réponse, grâce à plusieurs indicateurs : “l’indice de chaleur” et le “wet bulb, ou température du thermomètre mouillé”Le premier détermine la “température de l’air ressentie par notre corps lorsque l’humidité relative est prise en compte”, précise la NASA (source 1). Le second, plus complexe et précis, correspond à la capacité de notre corps à se refroidir grâce à la transpiration, aussi en fonction de la température et de l’humidité. Il “nous indique si les conditions peuvent être nocives pour notre santé, voire mortelles”. 

Selon la NASA, cette température du thermomètre mouillé est une façon de déterminer la limite de survie pour les humains. Ainsi, “la température humide la plus élevée à laquelle les humains peuvent survivre pendant au moins six heures est 35 degrés Celsius“. À ce wet bulb, le corps n’est plus capable de se rafraichir, ce qui peut avoir de graves conséquences pour la santé : déshydratation, défaillance des organes, voire décès. Certaines personnes sont particulièrement sensibles à une température de thermomètre mouillé élevée, comme les personnes âgées, les personnes souffrant de problèmes de santé ou encore celles qui travaillent à l’extérieur. Cette limite donnée par la NASA peut ainsi être vivable pour certaines personnes, et d’autres meurent avant même ce seuil. Une étude (source 2) avait d’ailleurs estimé qu’il serait “bien inférieur à 35°C”. Par exemple, la canicule qui avait touché l’Europe en 2003, la wet bulb n’était “que” de 28 degrés. Pourtant, elle avait provoqué le décès de dizaines de milliers de personnes.

Les régions particulièrement concernées

À l’échelle de la Terre, les températures qui se rapprochent voire dépassent cette limite sont de plus en plus fréquentes. Mais certaines régions du globe seront particulièrement “vulnérables” et seront même inhabitables d’ici 2050 selon les modèles de la NASA. Il s’agit : 

  • du sud de l’Asie ; 
  • de l’Iran, 
  • de l’Égypte, 
  • de l’Arabie Saoudite, 
  • du Soudan ; 
  • de l’Éthiopie ; 
  • de la Somalie ; 
  • du Yémen ; 
  • d’Oman ; 
  • du Koweït.

Selon la NASA, certains États américains s’approcheront eux-aussi de cette limite d’ici 30 ans, comme l’Arkansas, le Missouri ou encore l’Iowa. 

La NASA a également estimé que d‘ici 2070, l’est de la Chine, certaines parties de l’Asie du Sud-Est et le Brésil ne seront plus habitables non plus. La France n’est donc pas concernée selon les modélisations de l’agence américaine, mais cela ne veut pas dire que le pays est à l’abri de vagues de chaleur dangereuses pour la santé.

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