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Les autorités de santé recommandent le poisson à raison de deux fois par semaine, dont au moins une fois un poisson gras (thon, saumon, sardine, maquereau…). En effet, cet aliment bourré de nutriments permet de faire le plein de protéines de qualité, de fer et d’oméga-3.

Si nos autorités de santé nous recommandent de consommer au moins un poisson gras par semaine, c’est pour leur teneur en oméga-3. « Les oméga-3 sont des acides gras dits essentiels car le corps humain ne sait pas les synthétiser : ils doivent donc être apportés par l’alimentation. Ils sont nécessaires au développement et au bon fonctionnement de notre organisme. Ils participent en effet à la bonne santé cardiovasculaire, de la rétine, du cerveau et du système nerveux », indique le PNNS (Programme National de Nutrition Santé).

Focus sur le saumon ! Considéré comme le poisson favori des Français, il fait l’objet d’une nouvelle enquête menée par 60 Millions de consommateurs (Hors-série août/septembre 2023).

« Afin de faire un choix éclairé au rayon poissonnerie des grandes surfaces, nous avons mené des analyses sur des pavés de saumon (espèce Salmo salar) conditionnés en barquette de deux morceaux de 125 g chacun, soit 250 g, et vérifié la présence des indications – obligatoires – sur les étiquettes », présente l’association de consommateurs. Découvrez les références les mieux notées.

Des gros efforts concernant les conditions sanitaires et le bien-être des poissons

« La quasi-totalité du saumon consommé dans l’Hexagone provient d’élevages, principalement de Norvège et d’Écosse. Selon le Norwegian Seafood Council, au premier semestre 2022, la plus forte augmentation (en valeur) des exportations a concerné la France. C’est peu dire que nous sommes grands amateurs de saumon atlantique ».

Si l’élevage provenant de la Norvège a été pointé du doigt depuis plusieurs années pour les conditions sanitaires et le bien-être des poissons, ces fermes marines ont fait, semble-t-il, « certains efforts », se réjouit l’association de consommateurs. Aujourd’hui, moins de 1 % du saumon issu de Norvège aurait reçu des antibiotiques au cours de son cycle de vie. « Nos résultats confirment l’absence de résidus médicamenteux sur les 16 références de l’étude », partage 60 Millions de consommateurs.

Et ce n’est pas la seule bonne nouvelle : « aucune trace de plomb et de cadmium n’a été décelée lors de nos analyses. En revanche, nous avons retrouvé du mercure dans tous les échantillons, mais en quantité en moyenne dix fois plus faible que la limite réglementaire (fixée à 0,3 mg/kg) ».

Par ailleurs, l’association de consommateur a détecté des dioxines et des PCB ; ces polluants sont reconnus cancérogènes avérés pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), ainsi que perturbateurs endocriniens. Interdits depuis 1987, ils persistent dans le milieu aquatique et se concentrent dans les tissus graisseux des poissons. « Mais là encore, les quantités mesurées (le maximum fixé à 12 % de la limite de résidus autorisée) ne suscitent pas d’inquiétude », rassure 60 Millions de consommateurs.

Les 3 références de pavés de saumon les mieux notées du panel

La plupart des références examinées présentent un label bio ou ASC (pour Aquaculture Stewardship Council), un label de certification des produits de la mer issus de l’aquaculture qui garantit un élevage plus respectueux de l’environnement. Même si les impacts sur la planète ne sont pas nuls.

Dans son classement, 60 Millions de consommateurs hisse en devant de la scène les pavés de saumon en barquette de Carrefour, Monoprix Bio et Lidl avec une note de 14/20. Les experts se sont basés sur la teneur en métaux lourds (cadmium, mercure, plomb), PCB et dioxines ainsi que leur impact sur l’environnement.

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