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Vous pourriez avoir du mal à trouver une pharmacie ouverte certains jours du mois de mai. Vendredi 19 avril, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) a diffusé un communiqué appelant à une journée de mobilisation et à la fermeture de toutes les officines le jeudi 30 mai prochain. Un préavis de grève devrait prochainement être déposé.

« Les menaces de dérégulation se concrétisent, les difficultés économiques s’intensifient, les pénuries de médicaments ne s’améliorent pas, voire se détériorent », résume le communiqué. Et de compléter : « Conscients des risques pesant sur la profession, certains syndicats départementaux ou régionaux FSPF et USPO, au premier rang desquels PACA, Corse et Occitanie, ont déjà décidé de s’unir et de se mobiliser conjointement. Les syndicats FSPF et USPO de la Lorraine, la Drôme, l’Ardèche, le Pas de Calais et le Nord ont également choisi l’union. D’autres sont en cours de négociation ».

Le médicament, pas « un bien de consommation comme les autres »

Les pharmacies craignent que la récente annonce de dix milliards d’euros d’économies faite par le gouvernement puisse avoir « une répercussion certaine sur les négociations économiques en cours avec l’Assurance maladie ». Pour donner du poids à la mobilisation, les pharmaciens incitent les patients à signer une pétition afin de les sensibiliser sur leur mobilisation. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine appelle aussi à une grève des gardes le week-end de Pentecôte du 18 au 20 mai.

Dans une lettre envoyée aux élus, l’Union des syndicats argumente contre l’intérêt de préparer un projet de loi au printemps pour déverrouiller certaines professions […] comme la vente en ligne de médicaments par les pharmacies. « Dans la mesure où l’ensemble des patients ont facilement accès à leur pharmacie, la libéralisation de la vente en ligne paraît inopportune », souligne le syndicat. Et de compléter : « Sous prétexte de simplifier l’accès aux soins, elle fera du médicament un bien de consommation comme les autres, menacera la présence, pourtant indispensable, des pharmacies sur les territoires et aggravera l’empreinte carbone de notre pays ».

Le communiqué rappelle de quelle manière le réseau officinal est crucial pour les patients et pour l’accès aux soins. « Dans un contexte de désertification médicale, les patients peuvent se tourner vers la pharmacie pour un renouvellement de traitement, pour un conseil de santé, pour se faire vacciner, pour se faire dépister ».

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