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Pourquoi on a peur de l’eau ?

Les raisons de cette peur incontrôlée de l’eau sont diverses : le fait de ne pas savoir nager, d’avoir risqué de se noyer enfant ou adulte, d’avoir été chahuté dans l’eau avec la tête sous l’eau alors qu’on ne le souhaitait pas, avoir vécu ou vu un événement traumatisant ayant trait à l’eau (chavirage…), une allergie au chlore

Effectivement, « le simple fait d’imaginer se baigner dans la mer, l’océan, une rivière génère une peur panique chez l’aquaphobe. Cette peur, bien que disproportionnée face à la réalité du danger, est incontrôlable. La personne phobique de l’eau n’est pas en mesure de maîtriser ses réactions face à cette situation qui lui provoque une peur panique : c’est le propre de la phobie », explique Clémentine Joachim, sophrologue certifiée.

Quelles sensations provoque l’aquaphobie ?

« Face à cette peur de l’eau, des sensations très désagréables peuvent émerger, prévient la sophrologue. La personne souffrant d’aquaphobiepeut avoir une accélération du rythme cardiaque, une sensation de suffocation, d’oppression due au stress intense. Elle peut ressentir des nœuds dans le ventre, des tremblements, voire avoir des vertiges. »

Pourquoi l’aquaphobe ressent-il ce mal-être ? « Parce que la personne ayant peur de l’eau se trouve dans un état d’insécurité émotionnelle. Elle peut même avoir tendance à s’isoler socialement par honte de ses réactions, et perdre l’estime de soi », prévient Clémentine Joachim.

Cette phobie peut donc vraiment gâcher des vacances entre amis ou en famille, voire les faire annuler.

Comment la sophrologie agit sur le stress ?

« Grâce à des exercices de respiration contrôlée, de détente musculaire, de suggestion mentale, la sophrologie guide la personne qui a peur de l’eau dans l’écoute de ses sensations. Elle l’accompagne progressivement à modifier ses ressentis jusqu’à atteindre la pleine maîtrise de sa phobie », explique la sophrologue.

Pour arriver à se mettre dans un état de détente, de bien-être, la personne souffrant d’aquaphobie devra suivre, environ, une dizaine de séances de sophrologie qui lui permettront d’apprendre à gérer le stress et l’angoisse générés par sa phobie de l’eau.

Comment ne plus souffrir de la phobie de l’eau ?

« Cette première étape passée, la personne souffrant d’aquaphobie est prête à modifier ses ressentis », précise Clémentine Joachim. Quels sont les moyens utilisés pour y arriver ? « Par la pratique d’exercices de substitutions sensorielles ou substitutions mnésiques qui lui permettent de modifier ses comportements face à sa peur de l’eau », complète la sophrologue. Ces exercices sont, bien sûr, à réaliser avec un sophrologue certifié pour apprendre à corriger ses réactions pour maîtriser sa phobie de l’eau.

Le traitement contre l’aquaphobie n’est pas terminé ! « Il faut renforcer l’état de confort pour éviter que le comportement phobique ne se reproduise », précise Clémentine Joachim. En fait, il s’agit d’éviter la rechute. Comment ? « En consolidant ses motivations », complète la sophrologue. Pour cela, rien de tel que d’enfiler son maillot de bain et de s’offrir sa première baignade estivale ! « Le dépassement de soi et la fierté d’avoir surmonté sa peur participent à restaurer l’estime de soi dès lors que l’ancien aquaphobe adopte désormais un comportement adapté », explique la sophrologue.

Deux exercices pour chasser sa peur de l’eau

En plus de l’accompagnement sophrologique, Clémentine Joachim propose deux exercices de relaxation dynamique qui permettent de chasser sa peur de l’eau et d’installer le calme en soi.

Le pompage des épaules pour chasser la peur

Installez-vous debout, pieds parallèles écartés de la largeur du bassin, genoux déverrouillés, dos droit, tête dans le prolongement de la colonne vertébrale, bras relâchés le long du corps, yeux fermés.

Inspirer profondément par le nez en fermant les poings. Retenir la respiration et secouer plusieurs fois de suite les épaules de haut en bas, en gardant les bras tendus et les poings serrés. Souffler fortement par la bouche en relâchant les bras et en ouvrant les poings, et imaginer lâcher les peurs loin dans le sol.

Reprendre une respiration naturelle et observer les sensations, toujours les yeux fermés.

Recommencer ces mouvements deux fois supplémentaires en leur donnant du sens. Laisser la peur s’échapper des mains et du souffle à l’expiration, comme si on rendait à la Terre ce dont on n’a pas besoin : la peur de l’eau.

Bon à savoir : au fur et à mesure de la pratique, des sensations de détente et de décontraction se font ressentir dans les mains, les bras, les épaules. La respiration haute s’amplifie pour contrer les sensations de suffocation ou d’oppression qu’on peut ressentir face à une peur incontrôlable, comme celle de l’eau.

Le chauffage corporel pour installer le calme

Installez-vous debout, pieds parallèles écartés de la largeur du bassin, genoux déverrouillés, dos droit, tête dans le prolongement de la colonne vertébrale, une main sur le bas du ventre et l’autre main sur les lombaires, yeux fermés.

Inspirer profondément par le nez en gonflant le ventre (la main déposée sur le ventre est ainsi repoussée par le mouvement du ventre qui se gonfle, et l’écart entre les deux mains s’agrandit).

Expirer en soufflant doucement par la bouche et en dégonflant le ventre, comme si le nombril était aspiré vers la colonne vertébrale (l’écart entre les deux mains se réduit car la main déposée sur le ventre accompagne les mouvements de l’abdomen qui se dégonfle).

Reprendre une respiration naturelle et observer les sensations.

Recommencer ce mouvement deux fois supplémentaires.

Bon à savoir : au fur et à mesure de la pratique, les mouvements du ventre sont de plus en plus amples et souples. Des sensations de dénouement se font ressentir et la respiration diaphragmatique est ainsi stimulée pour favoriser une profonde détente.

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