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Les recherches indiquent que les personnes récemment vaccinées contre le tétanos, souvent après une blessure, ont deux fois moins de chances de développer cette maladie neurodégénérative. Les scientifiques soupçonnent que la bactérie responsable du tétanos pourrait attaquer le système nerveux des patients atteints de Parkinson. Cette découverte est basée sur l’analyse des dossiers de santé en Israël, où les chercheurs ont comparé 1 500 personnes diagnostiquées avec Parkinson à un groupe témoin cinq fois plus grand. Ils ont constaté que 1,6 % des patients atteints avaient été vaccinés contre le tétanos avant leur diagnostic, contre 3,2 % dans le groupe témoin. L’effet protecteur était particulièrement notable chez ceux vaccinés récemment, aucun n’ayant développé Parkinson dans les deux ans suivant la vaccination.

Le Dr Ariel Israel, de l’université de Tel Aviv, souligne que “plus la vaccination est récente, plus l’effet protecteur est important”. Les adultes sont généralement vaccinés contre le tétanos après une plaie contaminée par de la terre ou des matières fécales, où la bactérie Clostridium tetani peut être présente.

Environ 153 000 personnes au Royaume-Uni sont atteintes de Parkinson, et près de 272 500 personnes en France, une maladie causant des tremblements, des douleurs et des difficultés de mouvement. Les traitements actuels ne peuvent pas ralentir la progression de la maladie, rendant ces nouvelles découvertes particulièrement prometteuses. Claire Bale, de Parkinson’s UK, évoque une “possibilité intéressante” que ces vaccins puissent non seulement prévenir la maladie mais aussi ralentir sa progression.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) poursuit ses analyses pour déterminer l’origine exacte de l’infection et confirmer ces résultats prometteurs.

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