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Pierre Lagache, vice-président de la Ligue contre la violence routière, explique qu’il existe encore trop d’accidents où le port de la ceinture de sécurité n’est pas respecté. Il souligne néanmoins l’importance de s’attaquer aux causes des accidents graves telles que la vitesse, l’alcool, la drogue et les distractions au volant, notamment l’utilisation du téléphone. Il considère la nouvelle campagne comme un exercice publicitaire créatif, mais reste septique quant à son efficacité, soulignant le besoin d’évaluations plus fréquentes des campagnes et leurs impacts réels. Des régressions récentes concernant l’affaiblissement du permis à points pour de petits excès de vitesse, le contrôle technique des deux-roues motorisés et l’arrêt des radars urbains ont créé un contexte propice au relâchement des comportements en matière de sécurité routière (source 1). 

“On observe encore beaucoup trop d’accidents où le port de la ceinture n’était pas observé”, atteste Pierre Lagache.

Il est indéniablement important de rappeler l’importance du port de la ceinture de sécurité, car de nombreux accidents se produisent encore lorsque celle-ci n’est pas utilisée. Cependant, il convient de noter que le non-port de la ceinture n’est pas une cause d’accidents, mais plutôt un facteur aggravant. Il est donc crucial de promouvoir le port de la ceinture de sécurité, tout en agissant sur les véritables causes des accidents.

Une campagne légère

En ce qui concerne la campagne utilisant la chanson “Stayin’ alive” des Bee Gees et les pas de danse de John Travolta (source 2), il est difficile de juger de son efficacité sans évaluation approfondie. La plupart des campagnes de sécurité routière ne sont malheureusement que très rarement évaluées, ce qui soulève des interrogations. Bien qu’il s’agisse d’une campagne publicitaire créative et attrayante, son efficacité doit être mesurée. 

Quant à l’utilisation d’un mannequin traversant le pare-brise pour susciter une prise de conscience, il est vrai que la réalité violente d’un accident marque les esprits. L’impact des collisions est souvent sous-estimé, que ce soit en entrant dans une voiture-tonneau ou en observant des crash-tests. La vitesse et ses conséquences en matière de sécurité routière sont des éléments cruciaux à prendre en compte. Par exemple, en zone urbaine, un choc à 50 km/h avec un piéton a 80 % de chances d’être fatal, alors qu’à 30 km/h, c’est l’inverse.

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