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Le sémaglutide, commercialisé en France sous le nom d’Ozempic, ne fait pas seulement parler de lui pour son usage détourné et dangereux pour perdre du poids, notamment depuis qu’il est prescrit contre l’obésité.

Cet antidiabétique, qui réduit la glycémie en stimulant la sécrétion d’insuline, pourrait être efficace pour réduire la dépendance à l’alcool, selon une nouvelle étude scientifique, parue dans la revue eBioMedicine (Source 1).

Administré à des rats de laboratoire, ce principe actif a en effet réduit de plus de moitié la consommation d’alcool de rats rendus dépendants, mais aussi les rechutes des animaux ayant réussi leur sevrage. Un fait important pour les auteurs de l’étude, car en cas de rechute, les personnes dépendantes à l’alcool se mettent souvent à boire davantage qu’avant leur sevrage. Autre avantage potentiel de ce médicament : il a réduit la consommation d’alcool de la même manière sur des rats mâle que sur des rats femelles, ce qui signifierait que son action serait indépendante du sexe.

Il y a, bien sûr, des différences dans la conduite d’études sur des animaux et des humains, et celles-ci doivent toujours être prises en compte. Cependant, dans ce cas, il existe une étude précédente sur des humains dans laquelle une version plus ancienne des médicaments contre le diabète agissant sur le récepteur du GLP-1 (hormone intestinale exerçant des effets sur la régulation du glucose et de l’appétit, N.D.L.R.), réduisait la consommation d’alcool de personnes en surpoids souffrant d’une dépendance à l’alcool”, détaille, Elisabet Jerlhag, professeure de pharmacologie à l’Académie Sahlgrenska de l’Université de Göteborg (Suède).

Un médicament qui bloquerait le système de récompense

Quant au mécanisme derrière cet effet inattendu du sémaglutide, il pourrait découler de l’action de ce médicament sur le circuit de la récompense. “L’alcool active le système de récompense du cerveau, ce qui entraîne la libération de dopamine, et c’est quelque chose que l’on voit à la fois chez les humains et les animaux. Ce processus est bloqué par le médicament chez les souris, et selon notre interprétation, cela pourrait entraîner une réduction du circuit de la récompense induite par l’alcool”, a explicité Cajsa Aranäs, première auteure de l’étude, dans un communiqué (Source 2).

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