Spread the love


Atteint de la fièvre de Lassa, un militaire revenant d’un séjour à l’étranger a été hospitalisé en Ile-de-France. Si son état de santé n’inspire pas d’inquiétude aux autorités, une enquête épidémiologique est en cours afin de déterminer les personnes qui auraient été en contact à risque avec le patient. 

La fièvre de Lassa : qu’est-ce que c’est ? 

Selon les informations rapportées par le ministère de la Santé, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale, causée par un Arénavirus, appelé, le virus Lassa. Cette maladie, dont la déclaration est obligatoire, est habituellement présente en Afrique de l’Ouest. Le virus peut se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, les urines, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée. Le risque de contagion est donc limité aux personnes ayant eu des contacts directs avec les fluides biologiques du patient. Notamment, les professionnels de santé qui l’ont pris en charge. 

Les personnes concernées ont été contactées par les autorités sanitaires pour leur indiquer la conduite à tenir. En cas d’apparition de symptômes, il leur est demandé de s’isoler et de prendre contact avec le médecin chargé de leur suivi. 

Quels sont les symptômes ? 

Il faut savoir que la maladie débute 6 à 21 jours après l’infection, par des signes cliniques peu spécifiques : 

. Fièvre ;

. Vomissements ;

. Nausées ;

. Douleurs abdominales ;

. Céphalées ;

. Myalgies ;

. Arthralgies ;

. Asthénie.

Des symptômes, qui dans des cas sévères, peuvent s’aggraver. Toutefois, dans 80 % des cas, la Fièvre de Lassa est asymptomatique. Actuellement, l’Institut Pasteur indique qu’il n’existe pas de vaccin et que cette action provoquerait la mort de 5 à 6000 personnes dans le monde chaque année. Quant à la présence du virus sur le sol français, il n’y a pas de réelle raison de s’inquiéter. “Le patient est pris en charge par un hôpital militaire, qui a l’habitude de gérer les personnes qui reviennent de zones endémiques et qui sait faire. Il y a quand même très peu de risques de transmission », précise le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste et directeur médical pour Doctissimo

Sources : Ministère de la Santé 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *