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Définition : qu’est-ce que l’obésité androïde, dite aussi « abdominale » ?

L’obésité expose à des complications qui varient non seulement en fonction de l’importance de la masse de tissu adipeux mais aussi de sa localisation anatomique.

  • Lorsque celle-ci est principalement située dans la partie supérieure du corps et dans l’abdomen, et même à l’intérieur du ventre, l’obésité est dite androïde ou abdominale.
  • À l’inverse, elle sera dite « gynoïde », lorsque l’excès de graisse se trouve sur le bas du corps.

Comment la calculer (tour de taille, IMC) ?

Pour évaluer cette répartition de la masse graisseuse, il convient de mesurer le tour de taille. Plus le tour de taille augmente, plus le contenu en graisse de l’abdomen est important et plus le risque cardiovasculaire est élevé.

  • Chez l’homme, l’obésité est de type androïde lorsque le périmètre abdominal excède 102 dans l’obésité abdominale (valeurs normales < 94 cm chez l’homme).
  • Chez la femme l’obésité est de type androïde lorsque le périmètre abdominal excède 88 cm (< 80 cm chez la femme)

Ainsi la mesure du tour de taille fera partie de l’examen clinique du patient obèse au même titre que la mesure du poids et de la taille pour le calcul de l’IMC (Indice de masse corporelle) qui se calcule par la formule : IMC = poids (kg) / taille (m²). Grâce à cet indicateur, on pourra d’ailleurs distinguer l’obésité modérée, l’obésité sévère et l’obésité morbide.

Quels sont les causes et facteurs de risque de ce type d’obésité ?

Comme dans toutes formes d’obésité, l’obésité androïde s’expliquera d’abord par un déséquilibre de la balance énergétique (apports caloriques supérieurs à la dépense énergétique). D’autres facteurs peuvent toutefois s’y ajouter :

  • L’association avec un traitement médicamenteux qui favorise la prise de poids (médicaments contre la dépression, contre les maladies épileptiques)
  • Présence de pathologie : dépression…
  • Un excès de poids d’origine familiale : “plusieurs cas d’obésité sont souvent retrouvés au sein d’une même famille. Il peut exister une prédisposition génétique à l’obésité. Ainsi un enfant aura 40 % de risque de devenir obèse si l’un de ses deux parents est obèse et ce risque monte à 80 % si les deux parents le sont, rappelle le site de l’Obécentre (source 1)
  • Un contexte de vie source de stress (divorce, décès, changement de travail…)

L’obésité androïde : ses complications

Les conséquences immédiates de l’obésité androïde sont ce qu’il est convenu d’appeler le syndrome métabolique : correspondant à l’association de plusieurs troubles liés à la présence d’un excès de graisse abdominale : risques cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC), troubles métaboliques (diabète de type 2), stéatose hépatite, problèmes de peau (mycose de la peau et transpiration excessive), difficultés respiratoires (dyspnée d’effort, syndrome d’apnées du sommeil, asthme) (source 2).
Des troubles gynécologiques (syndrome des ovaires polykystiques) et diabète gestationnel) sont d’autres complications. « À la ménopause, apparaissent aussi des changements de la composition corporelle avec une répartition des graisses plus manifestes de type androïde » illustre la Dre Sabine Mala-Herbau.
Les risquse de développer un cancer digestif (côlon, rectum, pancréas…) chez l’homme ou un cancer du sein, des ovaires ou de l’utérus chez la femme sont aussi présents.

Ainsi que les problèmes psychologiques, pouvant être liés à une mauvaise estime de soi, discrimination (grossophobie), isolement social, repli sur soi”, poursuit la Dre SabineMala-Herbau.

Quels traitements et solutions pour lutter contre l’obésité androïde ?

Le premier niveau de prise en charge est assuré par le médecin généraliste, chargé du bilan général (prises des mesures (IMC, taille) et chercher les causes et les complications possibles). En fonction des résultats, des examens complémentaires réalisés par des spécialistes pourront être nécessaires. Tel est par exemple le cas du recours au pneumologue pour une suspicion d’apnées du sommeil, au cardiologue pour une épreuve d’effort cardiaque, au spécialiste de médecine physique et de réadaptation pour évaluation des capacités musculosquelettiques… Le médecin nutritionniste ou endocrinologue interviendra lui aussi pour une prise en charge adaptée. Sans oublier, le soutien d’un éducateur sportif pouvant aider à établir un programme d’activité physique régulier et adapté au patient.

Au sujet de la chirurgie bariatrique

En cas d’échec de la prise en charge médicale, une chirurgie dite « bariatrique » (modification anatomique de l’estomac) peut être proposée pour les patients avec un IMC supérieur ou égal à 40 kg/m² ou supérieur ou égal à 35 kg/m² dès lors qu’il existe des complications associées.

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