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Anaïs Quemener a 24 ans lorsqu’elle apprend être atteinte d’un cancer du sein triple négatif de stade 3. Sa vie d’infirmière bascule, mais une chose reste essentielle à ses yeux : continuer sa passion. Courir. Elle va alors devoir ajuster ses entraînements à ses traitements.

Malgré les moments difficiles, elle ne lâchera rien. Que ce soit la course, le vélo ou même la marche à pied. Ils vont être pour elle des moments d’évasion auxquels elle ne peut pas déloger. A l’occasion de la sortie de son livre, Tout ce que je voulais, c’était courir (éd. Flammarion), la sportive a accordé pour Top Santé une interview exclusive.

« Je veux que la maladie reste une parenthèse de ma vie et non pas qu’elle mette ma vie entre parenthèses »

Bien que la chimiothérapie soit lourde à supporter, que l’angoisse de la maladie pèse sur elle, Anaïs Quemener n’a jamais renoncé à s’entraîner. Pour elle, il était hors de question de renoncer à ses activités sportives malgré les traitements.

« Les cycles de chimiothérapie avaient lieu toutes les trois semaines. La première semaine, les sorties se résumaient essentiellement des courses à faible intensité. La deuxième semaine, j’ai pu augmenter le rythme, car je me sentais mieux physiquement. Durant la troisième, j’allais parfois m’entraîner avec mon groupe d’athlétisme et j’oubliais alors la maladie. Pendant une heure, j’avais l’impression d’être la Anaïs d’avant. » 

« Si vous avez une passion, continuez à l’exercer »

Après son diagnostic, la marathonienne s’est beaucoup documentée et s’est aidé d’histoires similaires à la sienne. En écrivant ce livre, elle espère à son tour pouvoir aider les personnes touchées par la maladie, et leur montrer qu’elles ne sont pas seules. Malgré le cancer, Anais rappelle à quel point continuer à vivre ses passions est important (dans la limite du possible médicalement). « Si vous avez une passion, il faut continuer à l’exercer. Que ce soit le sport, une passion artistique, le dessin, la danse, le chant… cela permet de s’évader et de vous libérer mentalement ».

Elle conseille également de ne pas s’isoler et de rester bien entouré. La famille, les amis, ou même parfois le personnel médical, jouent un rôle essentiel durant la maladie. Anaïs dit avoir eu, « beaucoup de chance » d’être suivie par un médecin comme le Dr Denarnaud. Elle explique que malgré l’angoisse des rendez-vous avec son oncologue, il parvenait à la faire sourire en sortant.

Sa combativité et sa persévérance ont payé

Après la lutte contre son cancer, un nouveau combat attendait Anais : les championnats de France de marathon. La préparation a été bien différente de celle de ses concurrentes, mais ce qui lui a permis de gagner, c’est son courage. En effet, pendant les traitements, la patiente n’a jamais arrêté la course, ce qui fait qu’elle n’est pas repartie de zéro lorsqu’elle a repris l’entraînement intensif.

Sa combativité et sa persévérance ont payé : Anais est devenue championne de France, le 17 septembre 2016, environ 1 an après les débuts de sa chimiothérapie.

Anais s’est rendue à l’hôpital quelques jours plus tard pour annoncer la bonne nouvelle au Dr Denarnaud. « Il était très touché. Il m »emmenait faire le tour des services et répétait que j’avais gagné. Cette victoire, c’était aussi la sienne », explique la championne.

Anaïs Quemener rappelle l’importance de se faire dépister pour détecter précocement les cancers, et particulièrement si vous avez des antécédents familiaux.

A lire pour aller plus loin : Tout ce que je voulais, c’était courir (éd. Flammarion)

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