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Prudence avec certains contenants de vos aliments. Le 19 février 2024, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a publié ses conclusions suite à des contrôles réalisés sur les matériaux en contact direct avec les denrées alimentaires. Au total, 1 332 établissements ont été passés au crible et 375 échantillons de produits en contact avec des denrées ont été analysés en 2021.

« À l’issue des contrôles, un produit sur cinq présentait une anomalie, notamment ceux utilisant du carton, du plastique ou de la céramique. L’enquête met également en lumière que certains opérateurs connaissent mal la réglementation », pointe la DGCCRF. Les experts rappellent que seuls les produits vendus comme tels (couverts, vaisselles, ustensiles…) ou disposant du logo d’alimentarité sont aptes à être au contact des denrées alimentaires. « Tout autre article est susceptible de présenter un danger pour la santé en raison de migration de substances provenant du matériau vers l’aliment », assure la DGCCRF.

Dans le détail, les experts ont tout particulièrement analysé les matières plastiques, les élastomères silicone (comme les moules souples), les papiers, les cartons, le verre, la céramique et les métaux. « Les contrôles ont porté sur l’aptitude des matériaux au contact alimentaire, comme leur inertie et le respect des limites de migration d’éléments chimiques (par exemple la migration des colorants qui entrent en contact avec la bouche s’ils sont situés sur le buvant d’une tasse). Les éléments tels que les déclarations de conformité, leur traçabilité, la présence des informations nécessaires à leur bonne utilisation via un étiquetage ou encore le respect de leurs conditions d’utilisation ont aussi été contrôlés », détaille l’avis de la DGCCRF.

Des composés dangereux

Les non-conformités ont très souvent concerné des produits provenant d’autres pays comme la Chine. « Ces articles sont par défaut non-conformes aux dispositions du règlement (UE) n°10/2011. Pour l’un d’entre eux, l’analyse a conclu à une dangerosité en raison d’un dépassement de la limite règlementaire pour la mélamine. Outre la présence de fibres végétales, sept articles présentaient également des problèmes de stabilité insuffisante des matériaux lors des essais », pointent les experts. Au total, sur les 120 échantillons plastiques analysés, 25 non-conformités ont été constatées et 18 articles composés de plastique additionnés de bambou ont été déclarés non-conformes.

Concernant les emballages en papier et carton, de nombreuses non-conformités ont été identifiées sur les boîtes à pizza et les pailles. Au total, 16 ont été considérés comme dangereux, 4 échantillons non-conformes et 14 « à surveiller » sur les 96 analyses. « La majeure partie des résultats non-conformes et dangereux portent sur des boîtes à pizza en carton avec de fréquents dépassements en phtalates : des contaminants présents dans les colles, les adhésifs ou les encres et qui se retrouvent régulièrement dans les matières en carton recyclé », rapporte le communiqué. De plus, des traces de bisphénol A ont également été relevées dans des articles en fibres recyclées.

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