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Il est recommandé de renforcer la surveillance des cas de grippe aviaire chez les mammifères, car il est craint que la maladie puisse se propager aux humains par le biais d’animaux domestiques tels que les chiens et les chats. Deux alertes ont été lancées en l’espace de deux jours. L’OMS et l’Efsa ont mis en garde contre une augmentation de la circulation du virus de la grippe aviaire. L’OMS a exprimé sa crainte que la multiplication des cas de grippe aviaire chez les mammifères facilite la propagation du virus à l’espèce humaine. L’Efsa, de son côté, a recommandé de renforcer la surveillance de possibles contaminations de chats et de chiens par la grippe aviaire dans les zones où le virus circule.

Des cas de volailles et d’oiseaux sauvages contaminés par le virus de l’influenza aviaire dans plusieurs régions ont été recensé, allant de la Norvège à la côte méditerranéenne, entre fin avril et fin mai. De plus, plusieurs mammifères ont également été infectés dans le monde entier, notamment des renards, des putois, des ours noirs, des ratons laveurs, des renards roux, des otaries et des coatis. L’Efsa souligne que la plupart des mammifères sauvages touchés par l’influenza aviaire sont des carnivores qui chassent les oiseaux sauvages, se nourrissent de cadavres d’oiseaux sauvages, ou font les deux (source 1).

Un risque pour les animaux domestiques

Là où celà devient inquiétant, c’est que le virus semble se propager aux animaux domestiques. En Pologne, 24 chats domestiques et un caracal en captivité ont été testés positifs à l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Les chats présentaient des symptômes respiratoires et neurologiques, et certains en sont morts. En Italie, des anticorps ont également été détectés chez un chat et cinq chiens dans une ferme touchée par l’IAHP chez les volailles. Toutefois, le mode de transmission reste inconnu et aucune transmission de chat à chat ou de chat à l’homme n’a été démontrée jusqu’à présent, selon l’Efsa.

L’OMS met en garde contre la possibilité d’une adaptation du virus à l’espèce humaine, car les virus de la grippe aviaire se propagent normalement parmi les oiseaux, mais le nombre croissant de cas chez les mammifères suscite des inquiétudes quant à une éventuelle facilité d’infection des humains. L’OMS, la FAO et l’OIE s’inquiètent également du fait que certains mammifères pourraient devenir des “réservoirs de mélange” pour les virus de la grippe, ce qui pourrait entraîner l’émergence de nouveaux virus encore plus dangereux pour les animaux et les humains.

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