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Qu’est-ce qu’une rhinopharyngite ?

La rhinopharyngite communément appelée « rhume » est une infection virale qui touche la muqueuse qui tapisse la cavité nasale et le pharynx (de l’arrière des fosses nasales jusqu’au fond de la gorge).

Plus de 200 espèces de virus différentes peuvent causer une rhinopharyngite (c’est notamment le cas des rhinovirus, de l’influenzae, des coronavirus, etc.).

Ces virus entraînent une inflammation :

  • de la muqueuse nasale qui gonfle, produisant une quantité accrue de mucus afin de favoriser l’évacuation des virus hors de la cavité nasale. C’est le fameux nez qui coule qui n’épargne pas les nourrissons ;
  • des tissus de la gorge qui sont irrités, pouvant causer d’importants maux de gorge, voire une toux sèche. Parfois, ces signes sont associés à de la fièvre. En effet, l’élévation de la température corporelle favorise la neutralisation du virus.

La rhinopharyngite est très fréquente chez le nourrisson : selon le site de l’Assurance maladie, entre 6 mois et six ans, un enfant présente en moyenne 4 à 5 épisodes de rhinopharyngite aiguë par an, notamment en saison automnale et hivernale. En effet, pendant l’enfance, les défenses immunitaires se forgent progressivement et l’individu est encore très vulnérable aux infections.

La rhinopharyngite chez le bébé est bénigne. Néanmoins, il faut rester vigilant chez les nourrissons de moins de 3 mois pour lesquels les risques de détresse respiratoire sont accrus. Parfois, une surveillance en milieu hospitalier est nécessaire.

Comment bébé attrape une rhinopharyngite ?

La rhinopharyngite, ou rhinite aiguë ou encore rhume, est contagieuse. Elle se transmet par contact :

  • direct, de personne à personne, par la salive ou par les mains ;
  • indirect, par les objets, les mouchoirs contaminés par les virus, etc.

Les rhinovirus sont les agents infectieux les plus fréquemment impliqués dans le développement de la rhinopharyngite (50 % des cas). De leur côté, les coronavirus sont impliqués dans environ 20 % des cas.

Lorsque le nourrisson n’est plus protégé par les anticorps maternels de la grossesse ou dans le lait maternel, il doit consolider son système immunitaire de façon autonome. La plupart du temps, les nourrissons attrapent la rhinopharyngite au contact de leur entourage familial ou des autres enfants de la crèche. La répétition des rhinopharyngites est un phénomène habituel, même chez des bébés en bonne santé.

Certains facteurs augmentent néanmoins le risque de survenue de rhinopharyngite chez le bébé et l’enfant tels que :

  • le tabagisme passif ;
  • un terrain allergique ;
  • un reflux gastro-œsophagien ;
  • une carence en fer ;
  • l’absence lait maternel ;
  • la vie en communauté (crèche, garderie…) ; 
  • l’existence d’une maladie chronique (diabète, mucoviscidose…) ;
  • un déficit immunitaire (VIH, prise de médicaments immunomodulateurs, dénutrition…).

Quels sont les symptômes d’une rhinopharyngite chez le bébé ?

Après un temps d’incubation de 1 à 7 jours, le bébé peut présenter certains des signes tels que :

  • une fièvre modérée (inférieure à 39 °C) qui est de courte durée (pendant 1 à 3 jours)  ;
  • le nez bouché et un écoulement nasal qui dure moins de 10 jours ;
  • un mal de gorge qui n’est pas toujours exprimé par le nouveau-né ;
  • une toux sèche ;
  • des pleurs plus fréquents que d’habitude.

Combien de temps dure une rhinopharyngite aiguë chez le bébé ?

La rhinopharyngite chez l’enfant peut durer d’une à deux semaines. Si les symptômes persistent au-delà ou s’aggravent, consultez un médecin.

Rhino chez bébé : quelles sont les complications de la maladie ?

Chez le bébé et l’enfant, la rhinopharyngite peut provoquer certaines complications :

  • certaines maladies virales peuvent aggraver le tableau clinique : bronchiolite, bronchite, laryngite
  • une surinfection bactérienne peut occasionner : une otite moyenne aiguë purulente, une sinusite aiguë, une conjonctivite purulente

Traitement : comment soigner la rhinopharyngite chez le nourrisson ?

Le traitement consiste uniquement à soulager les symptômes de la rhinopharyngite.

Venir à bout du rhume (nez qui coule)

Vous ne devez pas donner des médicaments afin de soulager le rhume. Le lavage du nez au sérum physiologiqueou à l’eau de mer et les mouchages réguliers sont suffisants. Les médicaments vasoconstricteurs et les inhalations permettant de déboucher le nez sont contre-indiqués.

Soulager le mal de gorge et la toux chez bébé

Lorsqu’un bébé a mal à la gorge, il est possible qu’il refuse de se nourrir régulièrement. Il peut aussi baver davantage ou avoir la voix rauque. S’il respire sans difficulté, ce n’est pas inquiétant. Il est possible d’opter pour un traitement antalgique comme le paracétamol ou en cas de contre-indication à ce dernier et si l’enfant a plus de 3 mois, l’ibuprofène.

Quant à la toux, c’est un réflexe naturel de défense de l’organisme, qu’il convient de respecter. La toux sèche lors d’une rhinopharyngite ne nécessite pas de traitement. Les antitussifs, expectorants et fluidifiants sont contre-indiqués chez l’enfant avant 2 ans.

En outre, vous ne devriez pas donner du miel à un enfant de moins de 1 an. Il pourrait attraper une maladie grave : le botulisme (source 1).

Fièvre de bébé : Ffaut-il la faire diminuer ?

La fièvre est un phénomène physiologique nécessaire puisque l’élévation de la température corporelle permet de neutraliser les agents infectieux. Ainsi en cas de rhinopharyngite de bébé, il n’est pas nécessaire de tenter de faire diminuer la fièvre au moyen de médicaments lorsque celle-ci est inférieure à 39 °C et si bébé semble la tolérer.

Néanmoins, si la fièvre dépasse les 39 °C ou si le bébé semble ne pas tolérer cette élévation de la température corporelle, une consultation médicale est nécessaire. La prise de paracétamol (antipyrétique) pourrait alors s’avérer nécessaire.

Chez l’enfant et en l’absence de contre-indication, la posologie du paracétamol est d’un maximum de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en quatre ou six prises, soit environ 15 mg/kg toutes les six heures ou 10 mg/kg toutes les quatre heures. Utilisez la plus petite dose efficace et le moins longtemps possible.

Si le paracétamol est contre-indiqué chez l’enfant de plus de 3 mois, l’ibuprofène peut être donné en seconde intention. La posologie est d’un maximum de 20 à 30 mg par kilo et par jour, à répartir en trois ou quatre prises, soit un maximum de 10 mg/kg toutes les huit heures ou 7,5 mg/kg toutes les six heures. Si l’enfant a plus de 6 mois. À partir de 6 mois, il est possible d’administrer un autre AINS : le kétophène.

L’aspirine ne doit pas être administrée chez l’enfant sans avis médical, en raison du risque du syndrome de Reye.

Les bons gestes en cas de fièvre 

Si votre enfant a de la fièvre : 

  • ne le couvrez pas trop ; 
  • proposez-lui régulièrement à boire ; 
  • aérez régulièrement la pièce ; 
  • maintenez la température de la pièce aux alentours de 19 °C ; 
  • des bains frais ne sont plus recommandés pour faire baisser la fièvre. Cette technique aurait plutôt tendance à provoquer de l’inconfort chez la personne fiévreuse.

Pas d’antibiotiques en cas de rhinopharyngite

Les antibiotiques permettent uniquement de soigner les infections bactériennes. Ils ne sont donc pas adaptés en cas de rhinopharyngite non compliquée (d’origine virale). La prescription d’antibiotiques n’a donc pas sa place dans la prise en charge de la rhinopharyngite du bébé. En outre, la consommation inappropriée de ces médicaments pourrait rendre les bactéries plus résistantes (antibiorésistance).

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