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De ce côté-ci de l’Atlantique, les élections pour la présidence des États-Unis d’Amérique sont un étrange spectacle au vu des manœuvres et arguments des différents candidats pour convaincre, sinon séduire les électeurs.

En témoigne la “sortie” de Robert F Kennedy Jr, considéré comme le troisième homme de l’élection de novembre prochain, en concurrence avec Donald Trump, qu’on ne présente plus, et l’actuel président Joe Biden.

Le neveu de John Fitzgerald Kennedy (35e président des États-Unis) a en effet bien cru qu’un vers allait parasiter sa campagne électorale. Multipliant les déclarations contradictoires, notamment sur l’avortement ou sur l’attaque du Capitole (6 janvier 2021), le candidat a vu la presse révéler un problème de santé méconnu jusqu’alors.

Dans une déposition devant la justice en 2012, Robert F Kennedy Jr, ou RFK Jr, décrivait des symptômes neurologiques présents dès 2010. L’homme politique présentait alors des problèmes de mémoire et un brouillard cérébral, et avait demandé à des médecins d’examiner son cas. Observant la présence d’une tache sombre sur des images de son cerveau, certains auraient conclu qu’il s’agissait d’une tumeur, là où un médecin y a vu le cadavre d’un ver parasite. Il s’agirait en l’occurrence d’un ver solitaire appelé ténia du porc, une information qui n’a pas été démentie par l’intéressé.

Un ver parasite utilisé comme argument

Loin de crier au mensonge, le candidat à la présidence des États-Unis a même ironisé sur cette infection parasitaire qui l’aurait affectée par le passé.

Mercredi 8 mai dernier, quelques heures après la publication du New York Times détaillant les éléments ci-dessus (Source 1), RFK Jr a publié un tweet sur le réseau social X, ex-Twitter. “Je propose de manger 5 vers cérébraux supplémentaires et de battre tout de même le président Trump et le président Biden lors d’un débat. J’ai confiance dans le résultat, même avec un handicap de six vers”. Preuve s’il en est que l’âge et la santé des différents candidats vont sans doute peser et être utilisés comme arguments dans les débats à venir.

Auprès de nos confrères du New York Times, des médecins spécialisés sont apparus plus nuancés, indiquant que si ce type d’infection parasitaire cérébrale peut conduire au rétablissement complet des capacités cognitives des patients, il arrive aussi que certaines fonctions cérébrales soient affectées de façon permanente.

Comme son nom le suggère, le ténia du porc s’attrape par des contacts rapprochés avec des porcs porteurs de ce parasite, et principalement via la consommation de viande de porc pas ou peu cuite. On parle alors de cysticercose pour désigner l’infestation parasitaire de tissus par les larves de ténia, et de neurocysticercose si les larves du ténia atteignent et envahissent le système nerveux central, provoquant divers symptômes, dont maux de tête, confusions, pertes de mémoire etc. Et si le diagnostic est compliqué, le traitement l’est tout autant sinon plus, et peut impliquer le recours à des corticostéroïdes, à des antiépileptiques, à des anthelminthiques ou vermifuges, voire à la chirurgie.

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