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Bien qu’on n’en entende plus tellement parler du fait d’un climat politique chargé, et alors que les JO de Paris 2024 approchent, les punaises de lit n’ont bien évidemment pas disparu. Mi-mai, on apprenait ainsi que les cas de piqûre de punaises de lit sont désormais étroitement surveillés, par la Direction générale de la Santé, avec l’aide du réseau “Sentinelles”. Ce réseau national est un réseau de recherche et de veille en soins de premier recours, constitué de médecins généralistes, pédiatres et chercheurs.

Dans un tweet publié sur X, la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, ou DGCCRF, a de nouveau alerté ce lundi 10 juin quant à la dangerosité d’un produit chimique contre les punaises de lit. Pourtant interdit en France, le produit “Sniper 1000 EC” serait ainsi encore utilisé pour se débarrasser de ces nuisibles. Outre le fait que les punaises de lit ont pu développer une résistance à ce type de produit chimique, ce produit serait dangereux pour la santé, alerte la DGCCRF. “Les produits contenant du dichlorvos, tels que le SNIPER 1000 EC DDVP ® interdit en France depuis 2013, peuvent provoquer des problèmes respiratoires, des troubles neurologiques ou oculaires graves. Le dichlorvos est une substance classée mortelle par inhalation, et toxique par contact avec la peau. En France, une centaine de cas d’intoxications ont été signalés en 18 mois”, rapporte la DGCCRF sur son site internet (Source 2). “En effet, ces produits chimiques interdits sont vendus sur des circuits illégaux : certains marchés, dans des bazars ou par des plateformes de commerce électronique. Soyez prudent, n’achetez pas ces produits”, conseille-t-elle.

Lutte mécanique et thermique plutôt que chimique

Dès lors, comment lutter contre les punaises de lit et espérer s’en débarrasser définitivement ? La DGCCRF conseille de privilégier la lutte mécanique et thermique. Autrement dit, via le traitement à haute température du linge infecté (60°C minimum, passage au sèche-linge pendant au moins 30 min à chaud), via la congélation des habits contaminés à -20°C pendant 72 h minimum, et via l’utilisation d’un appareil à vapeur sèche (120°C au moins), disponible à la location.

Ce n’est que si ces méthodes-là échouent qu’il faudra envisager la lutte chimique, mais en passant par un professionnel formé à l’utilisation d’insecticides puissants. “Les entreprises dites « 3D » (désinfection, désinsectisation et dératisation) sont les plus qualifiées pour agir. Privilégiez les professionnels utilisant des méthodes non chimiques, que celles-ci soient mécaniques (nettoyage, aspiration, …) ou thermiques (par le chaud ou le froid)”, conseille encore la DGCCRF. Celle-ci donne les adresses de deux sites internet fiables pour trouver un professionnel qualifié, d’une part pour la détection et le traitement des infestations (cs3d-expertise-punaises.fr), d’autre part pour la détection canine des punaises de lit (sedcpl.expertise-detection-canine-punaises-de-lit.fr).

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