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Le ministre a souligné que les substituts nicotiniques étaient nécessaires pour aider les fumeurs à arrêter et qu’il envisageait d’élargir cette possibilité aux pharmaciens, qui font face à des fumeurs désireux de se sevrer. Selon lui, les cigarettes électroniques permettent de réduire progressivement la consommation de nicotine et d’arrêter de fumer. Dans ce cas, la Sécurité sociale remboursera-t-elle les cigarettes électroniques ? Pour François Braun, c’est un oui.  

“Effectivement, le remboursement est envisagé dans le cadre du prochain plan tabac, qui devrait s’étendre de 2023 à 2027”, explique-t-il.

Cette initiative suscite cependant des réserves de la part du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Actuellement, la cigarette électronique n’est pas considérée comme un produit de santé ni comme un moyen d’accompagner l’arrêt du tabac recommandé par les professionnels de santé. Le HCSP souligne que les connaissances scientifiques actuelles ne sont pas suffisantes pour recommander les systèmes électroniques de délivrance de la nicotine (SEDEN) comme aides au sevrage tabagique. Les professionnels de santé sont donc encouragés à utiliser des traitements médicamenteux ou non ayant fait leurs preuves en matière d’efficacité (source 1).

Réglementation et utilisation à encadrer

Il convient également de noter que l’Australie est en avance sur la France en ce qui concerne la réglementation de la cigarette électronique. Au début du mois de mai, Canberra a annoncé l’interdiction des cigarettes électroniques jetables dans le cadre du budget 2023-2024. De plus, la cigarette électronique ne sera plus vendue en boutique, mais sera disponible uniquement sur prescription médicale dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique. Le taux de nicotine, les arômes et les options de personnalisation seront limités dans le but de transformer la cigarette électronique en un outil de lutte contre le tabagisme, plutôt qu’un produit récréatif.

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