Prise d’empreintes, photo d’identité, «marche de la honte»… Ce qui attend Donald Trump pour son audience devant la justice

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Donald Trump va se présenter ce mardi 4 avril devant la justice de New York après avoir été inculpé dans l’affaire de sa liaison avec l’actrice X Stormy Daniels. Prise d’empreintes, photos d’identité, exposition aux médias… Le traitement réservé à l’ancien président sera très observé.

Un jour historique pour la politique américaine. Donald Trump doit comparaître ce mardi devant la justice pénale après avoir été inculpé dans l’affaire dite Stormy Daniels. Qu’un ex-président américain soit présenté ainsi à un juge est sans précédent. 

«Mardi matin, je me rendrai, croyez-le ou non, au tribunal. L’Amérique n’était pas censée être comme ça», a lancé dimanche soir sur son réseau Truth Social Donald Trump, qui clame son innocence et dénonce depuis plusieurs jours une «chasse aux sorcières».

Le milliardaire, qui a quitté sa résidence de Mar-a-Lago en Floride à midi lundi, doit se présenter à un tribunal de Manhattan pour se voir signifier formellement les charges pesant contre lui. Ces dernières n’ont pas encore été rendues publiques. Le jour même, à 20h15 (heure locale), il a prévu de s’exprimer depuis la Floride, ont annoncé ses services.

une «marche de la honte» pour donald trump ?

La manière dont va se dérouler la comparution de l’ancien président suscite la curiosité des médias américains. D’ordinaire, le cérémonial judiciaire américain est bien rodé. Les prévenus déclinent leur nom, âge, profession, se soumettent à une prise d’empreintes digitales et sont pris en photo (le fameux «mugshot»).

Cette fois, le fait qu’il s’agisse d’un ancien chef d’Etat laisse planer le suspense. «Rien n’est encore arrêté», a averti l’un des avocats de Donald Trump, Joe Tacopina, précisant que son client ne porterait pas de menottes.

Nul ne sait si l’ancien président sera protégé des regards ou, au contraire, exposé à la vindicte populaire. Y aura-t-il un «perp walk» (de «perpetrator», celui qui a perpétré un crime), cette «marche de la honte» du prévenu entouré de policiers dans un espace public, pendant laquelle il est mitraillé par photographes et caméras ? C’est ce qu’avait par exemple subi Dominique Strauss-Kahn en 2011, après son inculpation dans l’affaire du Sofitel de New York.

la police en alerte

En attendant, Donald Trump se prépare à la «bataille», selon Me Tacopina. «Parce que vraiment, (mardi) est le jour, à mon avis, où l’Etat de droit aux Etats-Unis est mort». Si de nombreux républicains semblent faire bloc autour de lui, y compris son rival Ron DeSantis, l’ex-gouverneur de l’Arkansas Asa Hutchinson a lui annoncé dimanche sa candidature à la présidentielle de 2024, estimant dans le même souffle que Donald Trump devait se retirer de la course au vu de son inculpation.

Alors que les supporters du 45e président des Etats-Unis ont prévu de manifester mardi à New York contre «l’odieuse attaque» du procureur contre lui, le maire de New York, Eric Adams, a mis lundi en garde les potentiels «fauteurs de troubles». «Maîtrisez-vous !», a-t-il lancé lors d’un bref point presse avec la cheffe de la police de New York, Keechant Sewell, qui a placé depuis vendredi ses quelque 55.000 agents «en alerte».

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