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A force de voir fleurir tous les 6 mois des méthodes, diètes ou régimes « inédits », on peut vite se sentir totalement perdu dans l’avalanche des messages nutritionnels qu’ils véhiculent. Les féculents, par exemple, ont longtemps été diabolisés dans les régimes minceur. Pour être réhabilités quelques années plus tard. Puis de nouveau bannis sous l’effet des diètes chassant tous les sucres.

Rappelons donc quelques principes fondamentaux. Les pommes de terre, les pâtes, le riz, le pain ou le maïs, font partie de la famille des féculents ou sucres lents. Ils ont toute leur place dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

« Cette famille d’aliments fournit de l’énergie, empêche les grignotages entre les repas en favorisant la satiété et ne fait pas grossir si on respecte certaines règles », rappelle Véronique Liesse, diététicienne nutritionniste. Les pommes de terre ou les pâtes peuvent donc être consommées à chaque repas, même avec l’objectif de perdre du poids. Mais parmi ces deux catégories, quel est le meilleur choix ?

Les deux se valent selon notre nutritionniste

D’un point de vue santé, les deux se valent. La pomme de terre apporte 91,9 calories pour 100g de produit brut, cuit au four. Contre 126 pour les pâtes. « La pomme de terre possède un index glycémique plus élevé. Cet index correspond à la capacité d’un aliment à faire monter le taux de sucre dans le sang. Plus cet index est élevé, plus le corps sécrète de l’insuline, ce qui va favoriser le stockage des graisses et à long terme le risque de diabète. Mais c’est un aliment dit alcalin, c’est-à-dire qui permet de lutter contre l’acidification de l’organisme. Une acidification qui peut engendrer sur le long terme des problèmes de rhumatismes, d’arthrose, des caries, entre autres », indique l’experte.

Pour les pâtes, l’index glycémique peut être raisonnable à condition de les choisir complètes ou semi-complètes. Et si on les consomme blanches et classiques, on doit respecter certaines règles. « On les consomme al dente car une cuisson prolongée augmente ce fameux index glycémique. Ou alors on les laisse refroidir puis on les conserve au réfrigérateur. Cela va provoquer un phénomène appelé « rétrogradation de l’amidon », poursuit Véronique Liesse.

En clair, c’est une transformation qui permet de faire diminuer l’index glycémique. Les salades de pâtes sont donc une excellente idée de repas. Enfin, retenez bien qu’aucun de ces deux aliments ne fait grossir à condition de ne pas les consommer sous forme de frites, ou de ne pas les noyer sous des sauces grasses. Et bien entendu, en surveillant toujours les quantités.

Merci à Véronique Liesse, diététicienne nutritionniste auteur de Mon microbiote sur mesure (éd. Leduc)

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