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Menée par Flora Blangis, sage-femme, cette vaste étude épidémiologique a analysé les cas de 3 000 bébés hospitalisés pour maltraitance parmi les six millions nés entre 2010 et 2019. Les violences incluent des sévices tels que des coups, secousses ou strangulations.

Les facteurs de risque identifiés chez les mères incluent de faibles ressources financières, un âge inférieur à 20 ans, des troubles liés à l’usage d’alcool ou d’opiacés, des antécédents de violences conjugales, des pathologies psychiatriques ou somatiques chroniques, et des hospitalisations en psychiatrie avant, pendant ou après la grossesse.

Des facteurs environnementaux et individuels

Claire El Khébir-Bergantini, responsable des services sociaux à l’hôpital Necker à Paris, observe une évolution dans le profil des familles touchées par la maltraitance, désormais plus précaires et fragiles. Elle souligne l‘importance de l’environnement familial, souvent marqué par la promiscuité et la monoparentalité, qui augmente les risques de maltraitance.

L’étude ne détermine pas l’auteur des violences, mais souligne l’importance de la précarité comme facteur aggravant. Flora Blangis espère que l’identification de ces facteurs permettra aux professionnels de santé et du social d’intervenir plus efficacement, notamment en allouant des visites de puéricultrices aux familles à risque. Des solutions comme les maisons des 1 000 jours et les haltes-garderies peuvent offrir un soutien précieux aux mères isolées et épuisées.

Les chercheurs envisagent maintenant d’étudier le profil des pères des bébés maltraités pour une compréhension plus complète du phénomène.

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