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C’est une information qui est passée inaperçue, et qui mérite pourtant que l’on s’y attarde. À l’occasion de la Journée Européenne des Hormones qui a eu lieu le 15 mai dernier, la Société Française d’Endocrinologie a en quelque sorte “tapé du poing sur la table”, estimant que l’Europe n’en fait pas assez pour protéger ses concitoyens des dangers des perturbateurs endocriniens.

Dans un communiqué (Source 1), la société savante a indiqué exiger la révision immédiate du règlement REACH, le règlement de l’Union européenne qui vise à mieux protéger la santé humaine et l’environnement contre les risques liés aux substances chimiques nocives.

Rappelant que les perturbateurs endocriniens (PE) sont partout (“alimentation, eau, air, plastiques, cosmétiques, pesticides, métaux lourds…”), la Société Française d’Endocrinologie déplore que “rien ne limite notre exposition” à ces substances capables de perturber nos systèmes hormonaux.

Des lobbies encore trop puissants ?

Soulignant que “la seule solution pour se prémunir des effets néfastes des PE sur la santé humaine est de les faire disparaître de notre environnement quotidien”, Nicolas Chevalier, endocrinologue au CHU de Nice, estime que le fait de diminuer l’exposition ne suffit pas, notamment du fait que les PE peuvent nous nuire même à très faible dose. L’ensemble de la population doit pouvoir reconnaître les sources des PE et connaître leurs dangers respectifs. La mise en place d’un étiquetage comme prévu dans la SNPE2 (stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens, 2e version, N.D.L.R.) est trop lente et fait l’objet de trop nombreuses contre-offensives de la part de certains lobbies”, regrette le spécialiste.

Désireuse que les choses avancent plus vite, la Société Française d’Endocrinologie, associée à d’autres sociétés savantes européennes, réclame la publication d’une proposition de révision de REACH. Elle demande ainsi “l’application d’actions concrètes en adoptant les préconisations de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, qui a listé 906 substances à activité PE, N.D.L.R.), afin de diminuer significativement et durablement l’exposition aux PE et donc les risques sanitaires qui leur sont liés”, insiste Anne Barlier, Présidente de la Société Française d’Endocrinologie.

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