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Depuis lundi 27 mai 2024, les députés examinent le projet de loi visant à autoriser l’aide à mourir et à renforcer les soins palliatifs. L’Assemblée nationale a jusqu’au 7 juin pour examiner les 3 300 amendements déposés, le vote solennel est prévu le 11 juin prochain.

Dans le même temps, un sondage mené par OpinionWay pour la FEDEPSAD (Fédération des Prestataires de Santé à Domicile) et l’UPSADI (Union de Prestataires de Santé à Domicile) révèle que la grande majorité des Français souhaitent mourir chez eux. Précisément, sept Français sur dix aimeraient bénéficier d’un accompagnement à domicile pour la fin de vie.

La prise en charge à domicile plébiscitée

Le panel a dû répondre à la question « préféreriez-vous une prise en charge à l’hôpital / en établissement de santé ou à votre domicile pour votre fin de vie ? ». D’après les réponses, 73 % du panel souhaite privilégier leur lieu de vie pour leur fin de vie. Un chiffre encore plus important chez les 50-64 ans (81 %) et légèrement moins élevé chez les 25-34 ans (65 %). Cette donnée ne varie pas en fonction du sexe ou de la catégorie socio-professionnelle des personnes interrogées.

La prise en charge à domicile est particulièrement privilégiée pour la perte d’autonomie liée à l’âge (79 %), le traitement d’une maladie chronique (65 %) ou la suite d’une opération (58 %).

D’après les résultats de ce sondage, les Français âgés de 50-64 ans seraient les plus enclins à avoir recours aux soins à domicile dans différentes situations :

  • en cas de perte d’autonomie liée à l’âge (92 % contre 56 % des 18-24 ans),
  • lors d’une maladie chronique (71 % contre 53 % des 18-24 ans),
  • après une opération (68 % contre 35 % des 18-24 ans).

Bientôt une maison d’accompagnement

« Notre métier est clairement une voie d’avenir : notre sondage démontre que la santé à domicile est plébiscitée par les Français, qui sont conscients que des conditions sont nécessaires pour permettre son développement. Les personnes interrogées jugent que les prestataires de santé à domicile apportent des réponses concrètes à certains prérequis, en étant disponibles 7 jours sur 7 pour les patients et en accompagnant l’utilisation de dispositifs médicaux de plus en plus complexes », se félicite Didier Daoulas, président de l’Upsadi dans les résultats du sondage.

Pour les patients qui ne sont plus en état de rester chez eux mais dont la santé ne nécessite pas une prise en charge trop médicale, le projet de loi pourrait valider la création de maisons d’accompagnement. Ces établissements permettraient d’accueillir certaines personnes en fin de vie grâce à un accompagnement spécifique.

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