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C’est souvent une recherche difficile. Charles a eu la chance de son côté, il a retrouvé son géniteur. Lui est venu au monde par PMA avec un tiers donneur. Auprès de France Inter, il témoigne de son histoire. À la mort de père, il y a quelques années, il a compris que ce dernier n’était pas son géniteur ce qui a rapidement été confirmé par des tests ADN.

La loi de bioéthique du 2 août 2021 a permis une levée de l’anonymat pour les donneurs. Charles se lance dans la procédure appuyée par la Commission d’accès des personnes nées d’une assistance médicale à la procréation aux données des tiers donneurs (Capadd). Une lettre confirme qu’il pourra donner suite à sa demande : « J’ai eu un courrier recommandé. Quand on ouvre, on nous indique qu’il y a une suite favorable à notre demande. Dans cette enveloppe, il y a un deuxième courrier, une lettre scellée avec les informations relatives au donneur. Le plus émouvant, ça a été vraiment de recevoir la suite favorable. Ça peut paraître étrange mais le fait de savoir que, de son côté, il a accepté de transmettre son information, veut clairement dire que c’est une personne ouverte », détaille le trentenaire à France Inter.

“C’est comme une libération”

Avec cette précieuse lettre, il apprend le nom, le prénom, la date de naissance, la situation professionnelle et les raisons du choix du donneur. « Pour moi, ça m’apporte une grande sérénité d’avoir une partie de l’histoire, l’autre histoire dont je n’avais pas connaissance. Ça libère aussi beaucoup de choses au niveau des préoccupations qu’on peut avoir, des questionnements. D’un seul coup, c’est comme une libération. Mais il n’y a pas forcément la nécessité d’entretenir une relation ou même de le rencontrer. Après, si la vie fait qu’on échange, qu’on s’entend bien, pourquoi pas, mais je ne me vois pas avoir une relation sur le long terme avec lui ».

Ils sont peu à connaître une issue aussi favorable que lui. Depuis septembre 2022, 363 personnes ont déposé une demande pour retrouver leur donneur. Dans un même temps, 325 donneurs ont donné leur consentement pour être retrouvé. Mais, sur 688 courriers, un seul dossier a eu une réponse positive. Celui de Charles.

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