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Trois personnes ont été mises en examen jeudi 30 mars, soupçonnées d’avoir eu un rôle dans le meurtre ce week-end d’un homme de 25 ans dans un squat de Mantes-la-Jolie.

Il s’en est fallu de peu que le suspect principal d’un meurtre n’arrive à quitter la France. Après la découverte d’un cadavre, ce dimanche 26 mars, dans un squat de Mantes-la-Jolie, les enquêteurs de la Police judiciaire de Versailles sont remontés jusqu’à ce trentenaire algérien et ont appris qu’il avait embarqué dans un bus à destination de Barcelone.

Alertés mardi midi, les hommes de la PJ de Perpignan ont pu l’arrêter alors qu’il était sur la route du Perthus à la frontière franco-espagnole.

L’affaire a commencé quelques jours plus tôt, près d’un squat bien connu de Mantes-la-Jolie pour se situer juste en face de la maison du maire de la ville.

Ce dimanche dans l’après-midi, un homme est entré dans le jardin du pavillon d’un couple. Parlant mal le français, il a réussi à faire comprendre qu’il a dû fuir un squat et qu’il a besoin d’aide. Aux policiers qui sont arrivés peu après, l’homme a ensuite expliqué qu’il avait été séquestré, attaché dans le logement squatté et qu’il y aurait là-bas des kalachnikov.

Selon une source proche de l’enquête, le Raid a été dépêché sur place pour explorer les lieux et est tombé sur un homme sans vie, assis dans un fauteuil dans ce qui faisait office de salon, touché d’une balle qui a traversé son omoplate pour se ficher dans le dossier du fauteuil.

Les policiers ont découvert des traces de sang à différents endroits et ont mis la main sur plusieurs armes anciennes qui semblent avoir appartenu à l’ancien propriétaire des lieux : quatre carabines, un revolver, un pistolet mitrailleur Sten. Au terme d’un jour et demi de constatations, de croisement des interrogatoires d’Ahmed, l’homme qui a donné l’alerte, avec la téléphonie de la victime et les témoignages recueillis, les limiers de la Crim’ de la PJ de Versailles ont pu déterminer le déroulé de ce week-end meurtrier.

Les trois hommes mis en examen

La victime, un Français vivant en Algérie, a passé son samedi à Paris où il a rompu le jeûne avant de rejoindre deux hommes au squat de Mantes-la-Jolie en milieu de nuit. D’autres personnes sont arrivées ensuite. Et sans explication pour l’heure, vers 5h30 du matin, un des hommes se serait emparé d’une arme et serait venu tuer le trentenaire assis dans le fauteuil. Ahmed dit avoir paniqué et avoir voulu s’enfuir mais le tueur l’aurait séquestré et tenté de l’étrangler.

Lancés sur les traces d’Amine, l’individu suspecté du meurtre, les enquêteurs ont appris mardi qu’il avait mis le cap sur l’Espagne et qu’il était parti la veille, à bord d’un bus. Grâce à la réactivité de la PJ de Perpignan, il n’aura pas eu le temps de quitter la France, ayant été interpellé entre Perpignan et le Perthus, alors qu’un troisième individu a été arrêté à Rennes.

Ces deux suspects partagent le même profil avec Ahmed. Agés de 32 à 35 ans, Algériens en situation irrégulière, ils vivotent de petits boulots et de petits trafics et rejoignent quand ils en ont besoin le squat de Mantes-la-Jolie, connu dans la communauté pour dépanner plusieurs clandestins. Pour l’heure, le mobile du meurtre reste indéterminé et les investigations se poursuivent pour établir les responsabilités de chacun.

Les trois hommes ont été mis en examen hier pour meurtre en bande organisée, association de malfaiteurs et tentative de meurtre. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire.

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