Spread the love


Pour enrayer la propagation rapide de la maladie, les autorités sanitaires ont lancé une campagne de vaccination intensive, tandis que des brigades sanitaires travaillent d’arrache-pied pour sensibiliser la population aux mesures de prévention.

À Koungou, l’un des quartiers où l’épidémie a été détectée, des équipes médicales se mobilisent pour informer les habitants sur les dangers du choléra et l’importance de la vaccination. Cette opération, cruciale pour contenir la propagation de la maladie, est menée avec l’aide de médecins, d’infirmiers et de réservistes, souvent venus de l’Hexagone. Vendredi dernier, 10 mai, plus de 3 700 personnes ont été vaccinées en quelques heures seulement, démontrant l’urgence de la situation.

Olivia Noël, une réserviste affectée à la cellule de crise, explique les mesures prises sur le terrain : “Nous nous rendons au domicile des personnes malades pour vacciner toute leur famille et désinfecter leur foyer afin de les protéger.”

Cette approche proactive vise à endiguer la propagation du choléra dans les communautés les plus vulnérables.

Le premier cas fatal de cette épidémie a été enregistré chez une fillette de trois ans vivant dans un bidonville au nord de l’archipel. Les conditions de vie précaires, caractérisées par l’absence d’eau courante, constituent un terreau fertile pour la propagation du choléra. À ce jour, 65 cas ont été officiellement recensés depuis le début de l’épidémie, suscitant une inquiétude croissante parmi la population locale.

Face à cette situation alarmante, le ministre délégué à la Santé, Frédéric Valletoux, s’est rendu sur place pour évaluer la situation et coordonner les efforts de lutte contre l’épidémie. Dans une déclaration, il a appelé au calme et à la coopération de tous, soulignant l’importance cruciale de la vaccination et des mesures préventives pour contenir la propagation du choléra à Mayotte.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *