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L’anxiété menstruelle touche de nombreuses femmes en France, et plus encore dans le milieu sportif. Nous avons rencontré Marie-Amélie Lefur sportive de haut-niveau, qui nous confie le vécu de sa féminité. 

L’interview ci-dessous est la retranscription de celle dans la vidéo associée à l’article.

Bonjour, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est l’anxiété menstruelle ?

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marie-Amélie Lefur, je suis championne paralympique en para athlétisme et ambassadrice pour Always dans le cadre de la campagne contre l’anxiété menstruelle. 

Alors, l’anxiété menstruelle, c’est finalement toute la charge mentale, toutes les craintes, toutes les peurs qu’il y a de la part des femmes autour de la survenue des règles, notamment pendant le temps sportif. Pour moi, à titre personnel, au sein de ma carrière sportive, j’ai vécu cette question de l’anxiété menstruelle. Ça a été pour moi une charge mentale très importante, notamment parce que mes règles avaient souvent tendance à arriver lors des grandes compétitions. Quand je sortais du bac à sable, parce que la tenue était un peu courte, eh bien, il y avait une vraie anxiété que ça se voit, qu’il y ait une fuite et finalement, ça venait un peu gâcher le moment sportif.

Comment avez-vous vécu cette anxiété menstruelle ?

Au début de ma carrière sportive, c’est vrai que j’avais plutôt tendance à être timide, à ne pas oser en parler. Et finalement, la solution que j’avais trouvée, c’était d’éviter le problème en enchaînant des pilules, ce qui permettait de ne pas avoir les règles notamment au moment des grands championnats. Et puis, la maturité venant, l’envie aussi d’avoir un enfant étant présente dans ma vie, j’ai décidé d’arrêter d’utiliser cette technique-là et de ne plus bloquer l’expression de cette féminité, mais de l’accueillir différemment.

J’avais finalement, en grande compétition, l’habitude de gérer ma période de règles, donc je savais à quel moment de l’échauffement, de la chambre d’appel, sur le terrain, à quel moment je devais changer ma protection. J’ai aussi appris à adopter une nouvelle attitude vis-à-vis de mes règles et plutôt que de les voir comme quelque chose de contre-performant, je les ai accueillies totalement, pleinement, et cela m’a permis aussi sereinement de mieux mettre en place un projet sportif qui incluait totalement ma féminité.

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