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Si la maladie de Lyme est aussi redoutée que redoutable lorsqu’elle est découverte tardivement, une prise en charge très précoce, dès les premiers signes, permet généralement d’en venir à bout. C’est du moins ce qui ressort d’une nouvelle étude scientifique, parue récemment dans la revue Pediatric Research (Source 1). Rappelons que la maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une pathologie infectieuse provoquée par la bactérie Borrelia burgdorferi sensu lato, transmise suite à la morsure d’une tique infectée.

L’étude indique que 75 % des parents dont les enfants avaient reçu un diagnostic de Lyme ont rapporté une guérison dans les six mois suivant la fin du traitement antibiotique. L’antibiothérapie est l’unique traitement curatif, quel que soit le stade de la maladie. Au stade précoce localisé, l’antibiothérapie permet la guérison de l’érythème migrant (tache rouge caractéristique qui doit pousser à consulter rapidement) mais également d’éviter la progression vers des formes disséminées.

L’étude a été basée sur les données des résultats de traitement de 102 enfants âgés de 5 à 18 ans, diagnostiqués de la maladie de Lyme aux États-Unis 6 mois à 10 ans avant leur participation à l’étude, laquelle a duré 2 ans. Si les informations sur le diagnostic et le traitement de la maladie ont été extraites du dossier de santé électronique des jeunes patients, ce sont leurs parents qui ont rapporté aux chercheurs la présence, la durée et l’impact des symptômes après le traitement.

Des chiffres rassurants pour les parents

Dans le détail, l’étude rapporte que 31 % des enfants se sont rétablis dans un délai d’un mois ; 30 % ont récupéré en un à trois mois ; et 14 % se sont rétablis en quatre à six mois. Environ 22 % des enfants de l’étude ont présenté au moins un symptôme qui a persisté six mois ou plus après la fin du traitement, et parmi ceux-ci, 9 % présentaient des symptômes classés comme syndrome post-traitement de la maladie de Lyme. Aussi appelé Syndrome persistant polymorphe après une possible piqûre de tique (SPPT), Lyme chronique ou encore Lyme persistant, ce syndrome se manifeste entre autres par une fatigue chronique, un syndrome fibromyalgique, des douleurs diffuses et des troubles cognitifs.

Seuls 6 % des 102 enfants de l’étude n’étaient pas complètement rétablis au moment de la recherche, et 1 % présentaient des symptômes suffisamment importants pour impacter leur quotidien, précisent les auteurs.

Pour ces derniers, cette étude confirme “un excellent pronostic global” pour les enfants chez qui l’on diagnostique une maladie de Lyme, de quoi “atténuer le stress parental”. Ils estiment que ces nouvelles données chiffrées peuvent aider les professionnels de santé à rassurer les parents et à gérer leurs attentes quant à la récupération des enfants après le traitement. Ils ajoutent que ces chiffres peuvent aider à réduire le recours des familles à des thérapies dites “alternatives” pas toujours recommandées et parfois dangereuses.

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