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« Le CHU de Bordeaux dément toute décision de fermer l’un de ses services d’urgences », assure le service communication. « Dans les réunions c’est envisagé, il manque 30 % de ressources médicales et ils veulent les regrouper sur un site, maintient Gilbert Mouden, représentant du syndicat sud santé sociaux 33. Ce serait probablement sur Saint-André ».

Il précise que la fermeture de l’unité d’hospitalisation de courte durée n’est pas envisagée mais il craint qu’il ne soit envisagé de dégrader voire de fermer l’accueil des urgences. A l’hôpital Saint-André, situé en plein centre, à deux pas de l’hôtel de ville de Bordeaux, on enregistre entre 50 à 80 passages par jour aux urgences et 150 à 170, voire jusqu’à 200 à l’hôpital Pellegrin, le site principal.

Une réorganisation oui, mais avec un maintien des urgences

La direction reconnaît qu’ « en prévision de la période estivale, et dans un contexte de tension sur le système de santé, des pistes d’organisation sont actuellement travaillées. Plusieurs scénarios sont à l’étude pour optimiser les ressources médicales et réorganiser l’activité en vue d’importants travaux de rénovation du service des urgences de Pellegrin ». Mais dans toutes les pistes de réorganisation étudiées, la direction assure que « la permanence des soins, les missions de recours, les activités du SAMU et celles des urgences sont systématiquement maintenues ».

Si Gilbert Mouden convient qu’il n’y a pas officiellement de réorganisation arrêtée, les bruits de couloir qui couraient depuis des semaines se sont retrouvés à l’ordre du jour des réunions des équipes, ce jeudi. Dans ce contexte où l’idée serait de regrouper davantage de forces vives sur un même site, le syndicat Sud s’inquiète d’éventuels « nouveaux départs de professionnels ».

La structure d’urgence de Saint-André « à taille humaine » fonctionne bien et ce serait « une ineptie » d’y toucher, estime Gilbert Mouden. Depuis presque un an, une régulation par le centre 15 est organisée aux urgences de Pellegrin. « Cela a permis de limiter un certain nombre de passages mais pas de résoudre la crise aux urgences, commente le représentant syndical. Le problème du placement des patients lourds et âgés persiste par exemple, et le 15 est à présent surchargé, avec des temps de décrochés très longs. »

Dégrader l’accueil dans un des services d’urgences aura des conséquences dans « toutes les structures privées périphériques », prévient-il. Les équipes des deux sites aimeraient connaître rapidement le scénario retenu, pour savoir à quoi s’en tenir.

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