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Le Tony Blair Institute for Global Change (TBI) identifie “l’inertie politique” comme le principal obstacle au remplacement des aliments transformés bon marché par des choix sains et rentables. Le rapport intitulé “En forme pour l’avenir : un accord équitable sur l’alimentation pour une Grande-Bretagne plus saine” souligne le rôle crucial des écoles dans la résolution de ce problème. Il appelle à des réformes visant à inclure environ 800 000 enfants vivant dans la pauvreté mais ne bénéficiant pas de repas gratuits. Le célèbre chef cuisinier et militant de l’alimentation, Jamie Oliver, déclare dans l’introduction du rapport :

“Nous avons besoin de croissance économique, et pour maximiser cette croissance, nous ne pouvons pas simplement laisser les gens de côté. Il est scandaleux que la santé d’un enfant sur trois soit menacée par l’alimentation qu’il consomme. La gratuité des repas scolaires pour les enfants est un service d’urgence. Si nous offrons gratuitement des repas scolaires à ces 800 000 enfants dans le besoin, cela stimulera l’économie de 8,9 milliards de livres sterling sur 20 ans, car les enfants bien nourris s’épanouissent à l’école”, explique-t-il.

Nous savons que la mauvaise alimentation est un facteur de risque pour de nombreuses maladies graves, dont 13 types de cancer. Pourquoi les personnes vivant dans des zones défavorisées devraient-elles être plus susceptibles de souffrir simplement parce qu’elles n’ont pas accès à des aliments nutritifs ou qu’elles ne peuvent pas se les permettre ? Il devrait être facile d’être en bonne santé, mais ce n’est pas le cas, surtout lorsque nous sommes confrontés à une surabondance de sucre dans les rayons de nos supermarchés et à des aliments ultra-transformés qui envahissent nos rues. Et pour les personnes qui ont peu de temps et d’argent, cela devient encore plus difficile. Les entreprises agroalimentaires sont également piégées dans ce système : elles doivent vendre toujours plus pour satisfaire leurs investisseurs. La concurrence est féroce, elles rivalisent pour nous vendre des aliments bon marché à forte marge bénéficiaire, mais ce sont ces mêmes aliments qui nous rendent malades (source 1).

Quelles mesures pour lutter contre l’obésité infantile ?

Le rapport (source 2) propose des mesures telles que des restrictions publicitaires pour la malbouffe et des règles garantissant la présence de produits sains dans les bâtiments publics tels que les écoles et les hôpitaux. Il suggère également l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) pour identifier les produits ayant une valeur nutritionnelle plus élevée. Selon le rapport, les aliments ultra-transformés représentent 57 % du régime alimentaire moyen au Royaume-Uni, et près d’un tiers des enfants âgés de 2 à 15 ans sont en surpoids ou obèses.

Hermione Dace du TBI affirme que la Grande-Bretagne a besoin d’un accord équitable entre l’industrie alimentaire, le gouvernement et le public pour prévenir et traiter l’obésité et créer une génération prête pour l’avenir.

“Nous devons adopter une nouvelle approche qui rejette les absurdités de l’État-nounou et offre aux gens de véritables options. Il est temps de rééquilibrer le système alimentaire en faveur de choix sains et rentables, tout en décourageant les profits tirés des aliments ultra-transformés et de la malbouffe. Les nouvelles technologies et les avancées scientifiques offrent aux gouvernements et aux entreprises de plus grandes possibilités de créer un environnement alimentaire plus sain”, explique-t-elle. 

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