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Sur un total de 366 agressions signalées en 2022 (incluant des agressions verbales, physiques ou des vols), dont 14 en outre-mer, cette hausse est particulièrement préoccupante. Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens souligne que ce chiffre se rapproche du niveau d’avant la crise sanitaire, après une forte augmentation due au contexte épidémique exceptionnel de la pandémie de Covid-19. Les agressions verbales et physiques sont les plus fréquentes, représentant la majorité des cas signalés, et leur proportion a augmenté au cours des deux dernières années, selon le rapport. Les violences subies par les pharmaciens vont des insultes aux coups, parfois même avec usage d’armes dans 5% des cas, indique Carine Wolf-Thal, présidente de l’Ordre des pharmaciens. (source 1).

Un problème d’accès aux médicaments en cause

Une des principales raisons de ces agressions est liée à l’impossibilité des pharmaciens de délivrer les médicaments demandés, ce qui représente 70% des cas d’agression. Carine Wolf-Thal explique que les tensions liées à l’accès aux soins et aux médecins créent des frustrations chez la population qui se retrouve souvent dans l’incapacité d’obtenir les médicaments nécessaires.

Les régions les plus touchées par ces agressions sont l‘Auvergne Rhône-Alpes, l’Île-de-France et les Pays de la Loire, concentrant près de 35% des agressions signalées. Il est également noté que la majorité de ces incidents se produisent dans des villes de moins de 30 000 habitants, notamment dans des communes de moins de 5 000 habitants. Enfin, l’Ordre des pharmaciens rappelle l’importance de signaler ces agressions dont les professionnels sont victimes. Selon le rapport, seulement 35% des pharmaciens ont porté plainte à la suite d’une agression, soulignant ainsi la nécessité d’une meilleure prise en compte et d’une réaction adéquate face à ces situations.

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