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Une nouvelle étude de l’Université d’Aarhus, dont les résultats sont publiés dans la revue Public Health, révèle qu’au Danemark les mères courent un risque 24% plus élevé de ne pas faire suffisamment d’exercice par rapport aux femmes n’ayant jamais accouché. 

« De nombreuses mères ont du mal à comprendre ce qu’elles peuvent faire en termes d’activité physique dans leur nouveau corps après l’accouchement »

Le but premier de l’étude était de cartographier la proportion de mères qui ne respectent pas les recommandations de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), en matière d’activité physique. Et les raisons peuvent être nombreuses, selon l’auteure de l’étude, Solvej Videbæk Bueno, titulaire d’un doctorat au Département de Santé publique. “Être enceinte et accoucher est pour la plupart un changement majeur pour le corps. De nombreuses mères ont du mal à comprendre comment et ce qu’elles peuvent faire en termes d’activité physique dans leur « nouveau corps » après l’accouchement”, explique la spécialiste. 

La plupart des femmes ayant accouché pratiquent principalement des exercices légers

Les chercheurs ont analysé les données de 27 668 femmes âgées de 16 à 40 ans dans le cadre de l’étude, qui révèle également que la plupart des femmes ayant accouché pratiquent principalement des exercices légers, comme la marche ou le vélo. Quelques-unes seulement s’adonnent à des activités physiques plus intenses. Or, l’OMS recommande aux adultes de pratiquer au moins 150 minutes d’activité physique modérée ou 75 minutes d’activité physique intense par semaine.

« Chaque année, environ 60 000 femmes accouchent au Danemark. Il s’agit donc d’un groupe très important de la population qui court un risque accru de ne pas respecter les recommandations internationales. Non seulement la santé des mères s’en trouve affectée, mais plusieurs études suggèrent que les enfants des mères physiquement actives sont eux-mêmes plus actifs« , souligne Solvej Videbæk Bueno. 

De ce fait, les chercheurs estiment qu’une autre étude est nécessaire afin d’évaluer quelle serait la manière optimale pour les mères de disposer de conseils sur l’activité physique après l’accouchement

Source : Université d’Aarhus

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