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Situées sur le ventre, les seins, les fesses et les cuisses, les vergetures résultent d’une « déchirure » au niveau du derme profond, une désorganisation des fibres de collagène et d’élastine. Les vergetures naissantes, encore en phase inflammatoire, sont de couleur rouge ou violacée. La peau est alors en relief, accompagnée d’un prurit. Une fois installées, elles sont blanches et forment des stries hypopigmentées, nacrées et cicatricielles, en dépression.

« Pendant longtemps, on a cru que les vergetures étaient liées à une forte tension de la peau, une sorte d’étirement trop fort à laquelle la peau ne résiste pas. Or elles n’apparaissent pas systématiquement chez les femmes enceintes, et des personnes anorexiques en ont », explique Neïla Hajem, responsable innovation biologie cutanée chez Lierac. « Elles sont en fait corrélées au métabolisme du cortisol, hormone produite lors d’un stress ou d’un effort physique. C’est ce qui explique les vergetures des grands sportifs, mais aussi des adolescents, qui vivent un bouleversement hormonal. Elles sont également liées à la qualité de peau. »

Les soins anti-vergetures sont-ils efficaces ?

« Au niveau de la vergeture, l’épiderme est atrophié et le derme déstructuré. Les fibres de collagène sont devenues perpendiculaires à la surface de la peau, l’ élastine est fragmentée, comme si la peau essayait de se recontracter », explique la scientifique. Le but des soins anti-vergetures est donc de produire des fibres de collagène et d’élastine fonctionnelles, capables de restructurer le réseau et de recoloniser ces tissus avec de nouvelles cellules, des kératinocytes (cellules de l’épiderme), des fibroblastes (cellules du derme productrices de collagène) et des mélanocytes (cellules productrices de mélanine). « Car il ne suffit pas de booster les cellules existantes, il faut en créer de nouvelles », explique Neïla Hajem.

« Si l’on agit dès la phase inflammatoire, ça marche. Les études cliniques réalisées dans les années 1970 à la fois sur l’action préventive et curative, quand nous avons lancé notre premier produit Phytolastil, l’ont démontré. Le souci est qu’ aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile de confirmer l’efficacité de ce type de produits, car les études cliniques sur des femmes enceintes sont très restreintes », ajoute l’experte.

Quels sont les actifs utilisés dans ces soins ?

« Comme on s’adresse en partie à des femmes enceintes, il faut des ingrédients parfaitement sûrs, tirés de l’alimentaire », précise Neïla Hajem. Pour le côté préventif, on trouve donc des huiles (avocat, coco, amande douce, olive) et des beurres (karité, cacao), riches en vitamines liposolubles et en acides gras insaturés. Ils permettent de lisser la peau et de l’assouplir, afin d’éviter les « déchirures ».  « Il faut commencer le traitement avant l’apparition des vergetures et continuer jusqu’ à 3 mois après la naissance, car c’est à ce moment que le stress peut se manifester et que la peau « craque »».

Pour booster la restructuration du derme une fois les vergetures présentes, il faut des actifs cicatrisants, comme la Centella asiatica, le panthénol ou le bisabolol, mais aussi des minéraux comme le silicium et des antioxydants (vitamine C, vitamine E, lysine). « Pour que ça marche, il faut absolument associer l’utilisation de ces produits au massage, car ces cellules sont très sensibles au toucher », insiste Neïla Hajem. L’observance étant primordiale, il ne faut pas hésiter à varier les textures pour ne pas se lasser, et pour apporter de nouveaux éléments à la peau !

Ce n’est pas un produit miracle

Plus la vergeture est ancienne, plus il est difficile de la prendre en charge. On peut voir des améliorations, mais elles ne disparaissent jamais complètement. Et une fois installées, les vergetures pourront être atténuées, mais elles ne disparaîtront pas.

Notre experte : Neïla Hajem, directrice responsable innovation biologie cutanée chez Lierac

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