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« Le tricot est incroyablement bénéfique, d’où l ‘expression de tricothérapie que j’utilise ! » partage Emmanuelle Bastoul, spécialiste du tricot et créatrice de la marque Peace and Wool. « En effet, tricoter exige de fixer son attention sur son ouvrage : un travail répétitif, hypnotique, nécessitant parfois de compter (ses mailles), qui mobilise rapidement l’esprit pour l’aider à se libérer des questionnements, ruminations ou pensées parasites. D’ailleurs, plusieurs études ont montré une baisse du rythme cardiaque et de la tension artérielle, qui traduisent une vraie détente. Le tricot est même utilisé en univers hospitalier, pour accompagner la prise en charge des dépressions et des addictions : pendant que l’on tricote, on ne peut ni grignoter, ni fumer, ni surfer sur les réseaux sociaux !  » On est pleinement « à son ouvrage » pour un moment de plénitude.

Tricoter pour améliorer l’estime de soi

Fabriquer une écharpe, un plaid, un pull, des mitaines ou des cadeaux pour des occasions spéciales comme une naissance ou un anniversaire est un véritable plaisir lorsqu’on tricote. C’est une source de fierté de donner un cadeau que l’on a soi-même confectionné, qui est chaud, confortable, coloré et enveloppant. Pour la personne qui le reçoit, c’est un cadeau qui a une véritable valeur, symbolisant des heures de travail et de dévouement, en plus d’être durable.

Tricoter pour soi-même est également très agréable : le produit final est unique, personnalisé, à l’opposé de la mode éphémère et de la surconsommation. De nos jours, tricoter est presque un acte de résistance… et cela procure des sensations euphoriques qui renforcent l’estime de soi.

Vous réussirez à réduire l’anxiété

Belles matières et gammes de couleurs qui flattent l’œil, toucher et bruit des aiguilles qui cliquettent, senteur animale de la laine : tricoter stimule le toucher, la vue, l’ouïe et même l’odorat !

« Il est aussi agréable de voir le travail se monter peu à peu. C’est un apprentissage de la patience (même si certains travaux avancent vite), mais aussi de l’ordre naturel des choses, un “antichaos” : les mailles s’enchaînent, l’une après l’autre, avec régularité, puis les rangs… c’est un aspect rassurant de la tâche qui peut aider à calmer les angoisses existentielles ».

Le bonus ? Il n’y a pas d’échec en tricot, et l’erreur n’est jamais grave : on peut retourner en arrière, détricoter, recommencer autant de fois que l’on veut… et c’est sécurisant !

Le tricot peut booster la créativité et l’imagination

On peut tricoter partout : dans son canapé ou son lit, mais également dans les transports, un café, une salle d’attente : parfait pour occuper ses mains sans pianoter sur son portable… et pour communiquer et faire des rencontres, car les travaux d’aiguille délient (aussi) les langues et créent du lien : une bonne façon de faire connaissance !

Il existe désormais tout un monde et une communauté autour de cette activité qui réunit des personnes de tous âges, horizons, milieux et pays ! Le tricot est une langue universelle… et à plusieurs, on partage ses astuces, ses modèles, pour s’ouvrir à toujours plus d’idées, d’envies et de créativité.

Tricoter est bon moyen de lutter contre les douleurs articulaires

Quand on n’a pas eu une mère ou grand-mère qui nous a appris à jouer des aiguilles, il peut sembler compliqué de s’initier. Pendant longtemps, la pratique restait difficile d’accès pour les non-initiés. « Plus maintenant, rassure notre experte. Le tricot étant devenu un loisir créatif tendance, il est effectivement plus simple et ludique. Pour débuter, ou apprendre des astuces ou des points plus complexes, on trouve en deux clics des tutos sur Internet, les boutiques de laines organisent des ateliers, des cafés-tricot (ou apéro-tricot) se multiplient et réunissent plusieurs générations prêtes à partager leurs tours d’aiguilles…

Il est même possible de se faire coacher en cours particulier ! L’avantage ? On progresse rapidement : timide et un peu gauche au début, on gagne vite en dextérité (tricoter est d’ailleurs bon contre les douleurs articulaires), et en rapidité d’exécution, on s’enhardit vers des modèles plus complexes ou plus longs, on innove… et on se sent de plus en plus habile. Assez vite, on peut non seulement porter des créations originales que l’on va nous envier, mais en plus affirmer avec fierté « c’est moi qui l’ai fait » !

Merci à Emmanuelle Bastoul, créatrice de la marque de tricot Peace and Wool

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