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Bienfaits cardio de la pratique : est-ce que le vélo est bon pour le cœur et les artères ?

Le vélo est un sport santé par excellence. Son action cardioprotectrice est sans doute l’un de ses bienfaits les plus reconnus et les plus étudiés. « Le vélo contribue à potentialiser la force de contraction et d’éjection du cœur, à diminuer les triglycérides, le cholestérol et la fréquence cardiaque, à réduire la pression artérielle systolique et diastolique, à diminuer l’inflammation systémique et à limiter l’athérosclérose » résume la .

Un rapport français réalisé en 2013 pour le ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et regroupant les résultats de plusieurs études internationales, avait chiffré ainsi la réduction des risques pour quelques grandes pathologies cardiovasculaires. Elle a observé un risque réduit de 30 % pour les maladies coronariennes, de 24 % pour les maladies vasculaires cérébrales et de 20 % pour le diabète de type 2.

« La pratique régulière d’un sport d’endurance tel que le vélo, si elle est entreprise avant d’avoir une maladie – on parle alors de prévention primaire – permet de réduire la mortalité cardiovasculaire de 35 % » ajoute la spécialiste.

Sport : peut-on faire du vélo avec une arythmie cardiaque ?

Lorsqu’il fonctionne correctement, le cœur est régi par un système nerveux autonome qui lui permet de battre régulièrement de façon totalement autonome. Dans certains cas, les battements cardiaques deviennent irréguliers et anarchiques, on parle alors d’arythmie. « Il existe différents types d’arythmies plus ou moins graves. Pour en identifier la nature précise et la prendre en charge, il est nécessaire de consulter un cardiologue » insiste la Dre Nordmann. Tant que le diagnostic n’a pas été posé, il est nécessaire de suspendre toute activité sportive.

Certaines arythmies sont très sérieuses et sont une contre-indication formelle à la pratique du sport. Mais dans la majeur partie des cas, on peut continuer à faire du vélo à faible intensité. Dre Colette Nordmann, médecin du Sport Santé à la Fédération Française de Cyclisme. 

Est-ce que le sport, et en particulier le vélo, peut causer un infarctus ?

Comme expliqué précédemment, la pratique du vélo sur un sujet en bonne santé a tendance à renforcer le cœur, à limiter les risques d’accidents cardiaques et à réduire de 35 % les risques d’infarctus.

« En revanche, les patients souffrant d’insuffisance coronarienne, ou d’antécédents d’infarctus doivent être vigilants ! Une séance de vélo à très forte intensité peut être un déclencheur d’infarctus », explique la Dre Nordmann. Mais dans ce cas précis, ça n’est pas le vélo qui a causé l’accident cardiaque, c’est l’athérosclérose !

Un patient qui a déjà fait un infarctus réduit de 60% les risques d’en faire un second en faisant, en complément de son traitement, du vélo à faible intensité tous les jours de la semaine en fonction des indications de son médecin. Cela potentialise les effets du traitement médicamenteux. Dre Nordmann.

Quel est le meilleur sport pour le cœur ?

Le meilleur sport pour le cœur est celui qui implique une activité cardiovasculaire soutenue, aidant à renforcer le muscle cardiaque, à améliorer la circulation sanguine et à favoriser la santé cardiovasculaire en général. Plusieurs sports remplissent ces conditions, notamment la course à pied (running), la natation, le cyclisme ou encore l’aviron et la marche sportive.

À quelle fréquence cardiaque doit-on rester pour des bienfaits sur le cœur ?

Pour que ses effets sur la santé soient optimaux, la pratique du vélo doit être la plus régulière possible, mais aussi la plus variée. « On recommande au minimum 30 minutes trois fois par semaine, et idéalement jusqu’à deux heures trois fois par semaine. L’idéal est de répartir de façon équilibrée les sorties sur la semaine, avec une pratique tous les deux jours par exemple » conseille la Dre Nordmann.

Concernant l’intensité de la séance, on recommande, en l’absence de contre-indications médicales – de varier les parcours d’entraînement de façon progressive, en alternant par exemple les côtes et le plat afin de diversifier le type d’effort et la fréquence cardiaque pendant la pratique.

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