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Comment nager enceinte sans risques pour sa santé et celle de son bébé ?

  • Bien s’hydrater avant, pendant et après l’effort afin d’éviter les « coups de mou » et faciliter la récupération des muscles. Attention aussi à la déshydratation pouvant causer des risques chez le fœtus : « Il existe en effet un décalage entre le moment où la maman perçoit des signes de sécheresse (bouche sèche…) et le fœtus. Ce dernier sentira les effets bien avant elle”, indique le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien.
  • S’alimenter de façon équilibrée et saine, en privilégiant des ingrédients riches en potassium comme la banane, pour éviter les crampes et faciliter une bonne récupération des muscles ;
  • Préférer des séances de 30 minutes deux fois par semaine plutôt que des séances plus longues d’une heure et plus, une fois par semaine : « Comme dans tout exercice physique pendant la grossesse, le tout est de bien doser et de ne pas trop en faire, au risque de provoquer des contractions » précise le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien.
  • Ne pas dépasser les limites du raisonnable : « Savoir ralentir ou s’arrêter en cas d’essoufflement. Être à l’écoute de son corps. »

Quel type de nage privilégier pendant une grossesse ?

« Crawl, brasse… voire papillon pour les expertes mais la nage sur le dos sera sans aucun doute, la plus recommandable pour réduire la cambrure lombaire et les lombalgies qui peuvent accompagner la grossesse », préconise le Dr Cyril Huissoud.

Enceinte : pensez aussi à l’aquagym

“Très relaxante, l’aquagym a les mêmes vertus que la gym, elle améliore les capacités cardiorespiratoires, favorise la circulation sanguine au niveau des jambes, assouplit les articulations sans accentuer les douleurs articulaires liées à une grossesse », détaille le Dr Cyril Huissoud, gynécologue-obstétricien. Et comme pour la nage, la femme enceinte ne sera pas gênée par son poids du fait de l’apesanteur de l’eau.

Quels lieux de baignade choisir pendant la grossesse ?

Selon plusieurs études, il existerait un danger pour le bon développement du fœtus, lié à certains produits chimiques utilisés dans le traitement des eaux de piscines. Toutefois, l’évaluation des risques sanitaires menés par l’Anses ne soulève rien de particulier et rassure par exemple sur la toxicité pour le développement fœtal relatif à l’ingestion de l’acide trichloroacétique chez les femmes enceintes : “Le risque d’altération du développement fœtal est très improbable pour les femmes enceintes (source 1). Si vous avez toutefois le choix de vous baigner en mer, profitez-en car “rien de tel que les bienfaits de l’eau de mer et de l’air marin pour se ressourcer et se détendre pendant la grossesse” , complète le Dr Cyril Huissoud. Tout en appliquant les principes de précaution liés à la baignade naturelle : risque de courant, de cailloux…

Pourquoi est-ce bon de nager enceinte ?

Comme toute activité physique lorsqu’elle est pratiquée avec bon sens, en respectant ses limites en prenant l’avis de son médecin gynécologue-obstétricien ou de sa sage-femme avant de se lancer, la natation revêt plusieurs avantages :

  • Relaxation, sensation de bien-être, diminution du stress : « Nager, c’est une façon de rester active et de s’accorder un instant de bien-être, seule ou entourée. Dans l’eau, la future maman profite différemment de ce corps qui change, elle se sent légère et libère des endorphines de plaisir en nageant. »
  • Maintien d’une condition physique : « Grâce à la diversité des nages (brasse, dos crawlé et même papillon pour certaines) ; tous les groupes musculaires peuvent être sollicités sans compromettre la santé du fœtus ni celle de la future maman », détaille le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien.
  • Améliorer son système respiratoire : la natation est le moyen de conserver du souffle et de faire fonctionner son système pulmonaire, ce qui pourra aussi être intéressant pour préparer le jour de l’accouchement.
  • Éviter une prise de poids excessive et garder la ligne enceinte : « Cette activité est aussi une façon de réguler la glycémie, dans le cadre du diabète gestationnel » détaille le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien.
  • Amélioration de la circulation sanguine : « Qu’elle prenne 10 ou 20 kg durant la grossesse, la femme enceinte se sentira légère dans le bassin grâce à l’apesanteur », complète le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien.
  • Amélioration de la posture avec diminution des lombalgies (mal de dos) : « La natation permet à la future maman de garder une bonne posture en dépit d’une cambrure du dos de plus en plus marquée au fur et à mesure de la grossesse » ajoute le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien. « Tout en prévenant certaines douleurs dorsales et les sciatiques. »
  • Préparation à l’accouchement, aussi bien au niveau de la souplesse du bassin qu’au niveau de l’effort respiratoire et cardiaque.

Les contre-indications de la natation pendant la grossesse

Certaines situations constituent une contre-indication à la pratique de la natation pendant la grossesse :

Dans tous les cas, il sera toujours conseillé de prendre l’avis médical avant de se mettre à l’eau.

Comment savoir si je dois stopper ma pratique aquatique ?

Cessez toute activité physique ou sportive et consultez si :

  • vous êtes anormalement essoufflée à l’effort, essoufflement qui ne cesse pas au repos ;
  • vous avez une douleur à la poitrine ;
  • vous avez des contractions utérines régulières et douloureuses qui ne passent pas au repos ;
  • vous avez des saignements vaginaux ;
  • vous éprouvez des vertiges, des troubles de l’équilibre avec vertiges, un malaise ou des maux de tête inhabituels ;
  • un de vos mollets est gonflé et dur, signe d’une éventuelle phlébite ;

Quels sports aquatiques éviter pendant la grossesse ?

La plongée sous-marine, à cause du manque d’oxygénation qui peut être dangereux pour le fœtus ainsi que le ski nautique (risque de chute) seront à éviter. L’aquabike sera aussi une discipline aquatique à pratiquer avec modération : « Comme le vélo » classique «, le fait de pédaler même si c’est dans de l’eau peut se révéler tonique et exiger des efforts cardio importants. Avec des risques d’une hypervascularisation utérine » prévient le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien. Vous l’aurez compris, l’aquabike oui pourquoi pas, mais sur un mode détente et en évitant les mouvements brusques.

Autre danger

Les bains bouillants seront également à éviter en période de grossesse : “L’eau chaude risque de provoquer des élévations de température corporelle et d’accélérer les battements cardiaques du fœtus dans le ventre de la maman. Ces espaces clos type jacuzzi sont aussi plus propices au développement de micro-organismes : “La température élevée de l’eau couplée au bullage de l’eau favorise la volatilisation des sous-produits de désinfection volatils et semi-volatils ; le circuit hydraulique particulier (présence de buses, de coudes) crée des conditions propices au développement de biofilms”, rappelle l’Anses dans un communiqué (source 2).

Grossesse : jusqu’à quand peut-on aller à la piscine ?

« Sauf contre-indications médicales, la natation peut être pratiquée tout au long de la grossesse », conclut le Dr Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien.

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