La maternité de Ganges devrait rouvrir en 2025


L’Agence régionale de santé (ARS) Occitanie et le groupe Cap Santé ont confirmé, mardi, la création d’une nouvelle maternité à Ganges. Sur ce territoire rural au pied des Cévennes, la précédente maternité a fermé ses portes (son activité est officiellement suspendue) le 17 décembre 2022. Au cours des deux prochaines années, les mamans devront accoucher à une heure de route minimum de leur domicile, à Montpellier ou Nîmes. Voire beaucoup plus pour les accouchements se déroulant aux horaires de bureau quand les entrées de la ville sont congestionnées. Ou pour les familles habitants en dehors de Ganges.

La nouvelle maternité doit voir le jour en 2025, au sein d’une polyclinique flambant neuve de 14,000 m2. L’établissement comportera pôle de consultation, maternité, imagerie, biologie et dialyse. Il n’a pas été question en revanche des urgences qui sont assurées dans l’actuelle clinique Saint-Louis. Le projet doit coûter 35 millions d’euros. L’Etat s’est engagé à en financer près d’un tiers (11 millions d’euros), ce qui était le prérequis pour le feu vert à ces travaux. Mais en contrepartie, il aurait imposé la présence d’une maternité dans l’établissement.

Difficulté de recruter des gynécologues obstétriciens

Pour justifier la fermeture de la précédente maternité, les responsables de Cap Santé évoquaient les difficultés à recruter des gynécologues obstétriciens sur ce territoire enclavé. « Que ce soit dans le privé ou le public, on a du mal à recruter, souligne Lamine Gharbi, président du groupe Cap Santé. On espère qu’avec ces nouveaux locaux et de bonnes conditions de travail, cela donnera envie aux jeunes médecins de s’investir et s’installer sur le territoire ». Le groupe Cap santé, possède douze établissements, dont quatre cliniques, mais aussi des Ehpad et des centres de soins de suite et de réadaptation.

En attendant 2025, l’ARS propose la création d’un centre périnatal de proximité à Ganges. L’établissement doit accompagner les femmes enceintes pendant la grossesse et des mamans après l’accouchement. Un projet qui met du temps à voir le jour et qui interroge les habitants, pas franchement convaincus de son utilité. « On a peur que ce soit un argument pour faire passer la pilule de la fermeture et que ce soit une coquille vide », s’inquiète Héloïse Pendino, porte-parole du collectif Maternité à défendre.

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