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En 2022, “les IST bactériennes sont globalement en hausse, l’épidémie du VIH est encore très active et le retard au diagnostic persiste, notamment pour les personnes éloignées du système de santé”, alerte la Haute autorité de santé dans un communiqué (source 1). Face à ce constat inquiétant et alors que la pandémie de Covid-19 a freiné le dépistage et la prévention des IST, la HAS publie de nouvelles recommandations.

La notification aux partenaires

La Haute autorité de Santé recommande une nouvelle mesure dans la lutte contre les IST : la notification aux partenaires. Le principe est simple : encourager le patient diagnostiqué “à informer son ou ses partenaires sexuels pour les conduire à se faire dépister” à leur tour. “En atteignant une population à plus haut risque”, l’objectif est évidemment de rompre la chaîne de transmission, mais aussi de “minimiser la morbidité et la mortalité associées” à une infection sexuellement transmissible.

Le patient pourrait choisir comment il informe ses partenaires sexuels. Pour permettre le plus grand nombre possible de notifications, avec une évolution de “la législation actuelle concernant le secret professionnel“, les professionnels de santé par exemple pourraient faire la démarche avec l’accord du patient, s’il ne souhaite pas le faire.

Certains cas appellent à une notification d’autant plus urgente. “La HAS insiste sur le fait que la notification doit être réalisée sans délai :

  • pour les IST pouvant être soignées ou celles pour lesquelles un traitement peut limiter, voire annuler le risque de transmission, les complications graves liées à l’infection, ou encore son caractère chronique ;
  • si le risque de transmission ou de conséquences sévères pour le(s) partenaire(s) est élevé ;
  • si des mesures préventives peuvent être proposées ;
  • lorsque la partenaire est une femme enceinte ou allaitante afin d’éviter tout risque de transmission pour le fœtus ou le nouveau-né.”

La mise en place d’un traitement accéléré de partenaires

Autre stratégie proposée par la HAS : autoriser le traitement accéléré des partenaires (TAP). Le principe : permettre aux partenaires sexuels du patient diagnostiqué d’une IST à “bénéficier dans certains cas d’un traitement approprié, instauré de manière précoce.” Le patient se voit alors remettre une ordonnance de traitement pour son/ses partenaires “sans consultation préalable de ce dernier”. Cette mesure permettrait “aux partenaires d’être traités au plus tôt surtout en l’absence de symptômes et si l’on sait qu’ils ne s’adresseront pas à un médecin ou ne se rapprocheront pas du système de santé”.

Ces mesures, qui se veulent être des outils “à part entière de la lutte contre les IST”, s’ajouteraient aux autres mesures de prévention existantes : le port d’un préservatif lors des rapports sexuels – gratuits pour les moins de 26 ans depuis janvier dernier – et un dépistage régulier.

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