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La maladie d’Alzheimer est la cause de démence la plus fréquente dans le monde. Près de 1,3 millions de personnes étaient concernées par la maladie en 2020, d’après l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Les malades souffrent de troubles de la mémoire récente, des fonctions exécutives et de l’orientation dans le temps et l’espace. Ils perdent progressivement leurs facultés cognitives et leur autonomie.

S’il n’existe pas encore de traitement pour guérir de la maladie d’Alzheimer, la connaissance de ses facteurs de risque et de ses mécanismes « évolue de façon spectaculaire depuis des années », ajoute l’Inserm. Parmi les conseils de prévention, l’alimentation a une place de choix, comme pour les maladies cardiaques, de nombreux cancers, et le diabète de type 2.

« C’est pourquoi il est intéressant de comprendre comment la nourriture, le régime alimentaire et l’exercice physique peuvent jouer un rôle dans le risque de maladies telles que la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson », explique le docteur Jonathan Rasouli, directeur du service de chirurgie au sein de l’hôpital universitaire de Staten Island, aux Etats-Unis. « Si nous pouvons potentiellement réduire notre risque d’Alzheimer en mangeant certains aliments, pourquoi s’en priver ? » confie-t-il à Parade.

Un repas en trois ingrédients

Le docteur a d’ailleurs partagé son dîner préféré pour prévenir la maladie d’Alzheimer, ou du moins en limiter le risque. Lorsqu’il ne sait pas quoi préparer, il se tourne vers du saumon grillé, assaisonné au curcuma, et accompagné de brocolis cuits à la vapeur. « Le goût est excellent et je ne m’en lasse pas », explique-t-il. « Il est très facile à préparer et ne nécessite pas beaucoup d’ingrédients. »

« Bien qu’il n’y ait pas de lien concluant entre la consommation de certains aliments et la prévention de la maladie d’Alzheimer, j’aime les aliments qui contiennent des acides gras oméga sains et des phytonutriments et qui sont pauvres en glucides, en sucres transformés et en graisses », explique le docteur.

En effet, quelques études ont mis en évidence les bienfaits de la consommation d’acides gras oméga-3 pour réduire les risques de démence, ainsi que de la consommation de curcumine, l’ingrédient actif du curcuma. Plusieurs travaux ont confirmé également l’intérêt d’une alimentation riche en légumes pour le cerveau.

Les pièges à éviter

Dernier conseil du spécialiste : évitez de rajouter trop de sel à ce plat, ou d’y ajouter un accompagnement riche en glucides et en sucres.

Que vous aimiez ou non le saumon, le docteur Rasouli affirme que le fait de suivre quelques principes généraux et d’éviter certains pièges peut vous aider à préparer un meilleur dîner pour la santé de votre cerveau.

« Tout repas pauvre en ingrédients transformés, en sucres et en mauvaises graisses est un bon dîner, non seulement pour la prévention de la maladie d’Alzheimer, mais aussi pour votre santé en général », conclue-t-il. « Je préfère éviter les viandes rouges, les viandes transformées comme les saucisses et tout ce qui est riche en sucre. Il a été démontré que ces aliments contribuent à la résistance à l’insuline, qui est un facteur de risque de démence. »

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