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« L’un des mécanismes à l’origine du syndrome de l’intestin irritable est la dysbiose, c’est-à-dire un déséquilibre du microbiote. Les probiotiques vont agir en favorisant la colonisation de l’intestin avec une population manquante, en stimulant la croissance des bactéries bénéfiques préexistantes ou en inhibant la prolifération des mauvaises », explique Joris Vanlerberghe, naturopathe spécialisé dans les troubles digestifs.

Les effets dépendent de la souche de probiotique, mais aussi du microbiote de la personne, qui varie en fonction de multiples facteurs : l’alimentation, la pratique sportive, la prise de médicaments, etc. Cela rend l’usage – et l’étude – des probiotiques complexe, mais c’est une piste thérapeutique vraiment intéressante.

Quels probiotiques choisir contre le SII ?

Les souches Lactobacillus rhamnosus GG (LGG), Saccharomyces boulardii et Bacillus coagulans sont à tester en cas de SII à prédominance de diarrhée. Les souches Lactobacillus plantarum 299V, Bacillus coagulans, Bifidobacterium infantis 35624 seraient, quant à elles, efficaces sur les ballonnements et douleurs intestinales.

Les probiotiques se prennent généralement sous forme de cure de 1 mois. « Bien que le microbiote retrouve sa composition initiale après l’arrêt des probiotiques, les bienfaits de ces derniers peuvent persister sur une période prolongée », assure le naturopathe.

On peut aussi tester une supplémentation en enzymes digestives

Les enzymes digestives sont des protéines qui vont, tels de petits ciseaux, découper les aliments en molécules plus petites afin qu’ils soient digérés. La protéase va dégrader les protéines, la lactase le lactose, l’amylase les glucides, etc. Or, « de récentes études montrent que les personnes souffrant de SII ont tendance à manquer de certaines enzymes, explique le naturopathe. Quand elles vont consommer certains aliments, notamment ceux riches en FODMAPs, certaines molécules ne seront pas bien découpées et absorbées, et vont donc fermenter. » L’idée est d’apporter ces enzymes digestives via des compléments alimentaires.

« On veillera à choisir un complément alimentaire contenant différents types d’enzymes, afin d’être certain d’avoir une action, car on ne peut pas toujours savoir de quel enzyme on manque », recommande Joris Vanlerberghe. Pour le reste, on se réfère à la posologie.

Notre expert : Joris Vanlerberghe, naturopathe spécialisé dans les troubles digestifs et auto-immuns, auteur de Hyper ballonné ? (éd. Leduc)

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