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Plus de la moitié des Françaises n’aiment pas leur ventre, première source de complexes corporels, et n’osent pas l’exhiber. Pourtant, si nous sommes ainsi fâchées avec notre abdomen, c’est généralement par… simplement manque de bons soins ! Car pour le Dr William Berrebi, gastro-entérologue, « un ventre plat, c’est avant tout un ventre en bonne santé ! »

D’après lui, tout concorde : un ventre qui fonctionne mal devient logiquement difficile à vivre, alors qu’à l’inverse, « quand notre ventre est bien nourri, avec une alimentation saine et diversifiée qui lui apporte ce dont il a besoin, et une bonne hygiène de vie (avec un minimum d’exercice), on profite d’un microbiote intestinal bien équilibré, qui est le gage d’une digestion facilitée, sans ballonnements, constipation ou douleurs…

Comment se réconcilier avec son ventre ?

Le déséquilibre du microbiote intestinal, appelé dysbiose, est une altération ou un appauvrissement de celui-ci sur le plan bactérien : moins de bonnes bactéries, et moins d’espèces… Cette dysbiose, liée à une alimentation inadaptée, à la prise de certains médicaments (antibiotiques) ou une gastroentérite sévère, va faciliter l’inflammation digestive et la perméabilité de l’intestin, qui se traduisent par des douleurs et des troubles du transit.

Comment supprimer ou diminuer ces perturbateurs de notre microbiote intestinal ?

On lève le pied sur le tout préparé

Fréquemment pointés du doigt, les aliments ultra transformés (ou AUT), industrialisés, sont riches en calories (et favorisent la prise de poids), en graisses (souvent de mauvaise qualité), en sucres, mais également en additifs. Autant de substances superflues dont l’un des effets pervers est aussi de perturber le microbiote intestinal.

« En prime, ces aliments ralentissent les signaux de satiété, favorisant une surconsommation, et demandent une dépense d’énergie moindre pour la digestion que des produits plus sains, contribuant alors à la prise de poids », complète le Dr William Berrebi.

Alors on surveille les étiquettes des produits que nous achetons au supermarché (plus il y a d’ingrédients, plus le risque d’être face à un AUT est grand), et on privilégie les aliments bruts, à cuisiner soi-même.

On lève le pied sur les repas « express »

Manger lentement, et bien mâcher, est le premier bon précepte d’une bonne digestion : les aliments sont ainsi enrobés de salive (dont les enzymes comme l’amylase et la lipase font une prédigestion), et bien broyés, ce qui facilite le travail de l’estomac. Cela aide aussi à réguler la quantité de nourriture avalée (on mange moins).

Quand on avale tout rond à toute vitesse, on peut avoir mal à l’estomac, et des ballonnements type aérophagie, car on avale plus d’air. « Mangez zen, dans le calme et sans écran, car le stress perturbe lui aussi la digestion !, conseille notre spécialiste. Un repas doit durer 20 (minimum) à 30 (idéalement) minutes. À chaque bouchée, mastiquez 15 à 20 fois. Plus vous mangerez en conscience, mieux ce sera pour votre système digestif. »

On lève le pied sur les sucres

« L ‘excès de sucres, en plus d’augmenter la glycémie et de favoriser surpoids (surtout abdominal) et diabète, génère une dysbiose intestinale qui contribue aux désordres digestifs. » Notre expert accuse surtout le fructose« Pas celui contenu naturellement dans les fruits, mais le fructose industriel qui, dans l’industrie alimentaire, a remplacé progressivement le saccharose (sucre blanc). »

Fabriqué généralement à base de maïs (et utilisé sous forme de sirop sucrant), ce sucre simple, très sucrant, est présent dans la plupart des produits industriels. Un produit à éviter coûte que coûte… Et pas question de substituer le sucre par des édulcorants : leurs effets néfastes sont eux aussi prouvés, tant sur le poids que sur la digestion (les polyols, notamment, favorisent gaz et douleurs) ou sur… le microbiote intestinal.

On peut remplacer son sucre habituel par du sucre de coco, ou du sirop de yacon, à base de « poire de terre » (fruit d’origine péruvienne) cuite, qui contient des fibres prébiotiques et à l’index glycémique extrêmement bas.

On arrête de grignoter

Parce que « manger entre les repas perturbe la synthèse des hormones et des enzymes de la digestion, et que cela ne laisse pas de répit à l’estomac, toujours au travail, et favorise alors les lourdeurs digestives. On fait 3 repas par jour, et à heures fixes, car notre système digestif adore la routine ! », recommande le Dr William Berrebi.

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