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Entre les mauvaises nouvelles qui s’accumulent, la météo qui joue gris sur gris, les soucis qui se multiplient au bureau et les innombrables difficultés de la vie quotidienne, il n’est pas anormal de ressentir de la tristesse de temps en temps.

La tristesse est une émotion qui peut rapidement devenir envahissante, surtout lorsqu’on a une tendance à l’hypersensibilité. On se met alors à pleurer « pour rien » , on a du mal à trouver du plaisir dans notre vie de tous les jours, on peine à voir le verre à moitié plein, et on n’a qu’une envie : retourner au lit en attendant que ça passe…

Prendre conscience de la tristesse – sans la nier

« Avec les émotions envahissantes (comme la tristesse ou la colère), il y a une erreur à ne pas commettre : faire comme si elles n’existaient pas, nous avertit d’emblée Amandine Fontaine, sophrologue et psycho-énergéticienne. Le risque, c’est qu’elles rejaillissent plus tard, au moment où on s’y attend le moins, quitte à faire plus de dégâts encore ! »

Lorsqu’on se sent triste, la sophrologue recommande en premier lieu un moment de prise de conscience : « faites un tour de vous-même : vous êtes triste, d’accord, mais comment cela se manifeste-t-il dans votre corps ? Et pouvez-vous qualifier précisément votre tristesse ? Êtes-vous triste à cause d’une déception ? D’un désenchantement ? D’un manque ? »

Cette « conscientisation », qui nous oblige à faire un « pas de côté » vis-à-vis de notre tristesse (aussi intense soit-elle), constitue la base de l’apaisement. Dans un second temps, Amandine Fontaine conseille de faire un exercice de respiration : « celui-ci va vous aider à « sortir de votre tête » et à évacuer tout doucement votre excès de tristesse, sans le nier pour autant. »

Exercice de sophrologie : le ballon de la joie

Asseyez-vous dans un endroit calme et fermez les yeux. Placez vos mains face-à-face, à hauteur de poitrine, les coudes levés. Imaginez que vous tenez un ballon gonflable entre vos mains : il peut être de la couleur de votre choix (si possible, de votre couleur favorite).

Inspirez profondément par le nez en visualisant aussi précisément que possible quelque chose qui vous apporte de la joie : il peut être question d’un beau souvenir, de votre pâtisserie préférée, du visage de vos enfants, d’un endroit où vous aimeriez partir en vacances, d’une peinture ou d’un dessin que vous aimez…

Expirez ensuite longuement par la bouche (en formant un O avec vos lèvres) en imaginant que vous gonflez votre ballon avec cette source de joie – à l’expiration, donc, vos mains s’écartent. Recommencez 3 à 4 fois. Puis, les yeux toujours fermés, amenez le ballon jusqu’à votre poitrine et imaginez qu’il pénètre dans votre cœur. Profitez quelques instants de cette sensation de bien-être avant de rouvrir les yeux.

Tristesse persistante et envahissante : attention à la dépression

En complément de cet exercice de sophrologie anti-tristesse, Amandine Fontaine recommande de multiplier les moments de plaisir : « faites de la danse, de la peinture, de la randonnée, offrez-vous un massage, un après-midi au spa… Bref, prenez soin de vous, cela doit être votre priorité ! »

Attention ! Si la tristesse refuse de disparaître et qu’elle dure depuis 2 semaines ou plus, un rendez-vous chez le médecin s’impose. En effet, il pourrait être question d’une dépression, une pathologie psychiatrique fréquente qui se caractérise par une tristesse persistante, par un manque de motivation, par une fatigue intense et non-soulagée par le sommeil, par une perte de plaisir au quotidien, par des pleurs fréquents… Une prise en charge médicale est alors indispensable !

Merci à Amandine Fontaine, sophrologue et psycho-énergéticienne dans le Gard (30).

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