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Devant les accidents de la route et les cancers du sein, il y a les maladies cardiovasculaires. Oui, ce sont bien les maladies du cœur qui tuent le plus de femmes en France. Chaque jour, 200 femmes y succombent (contre 2 d’un accident de la route et 6 d’un cancer du sein).

D’où l’importance de savoir déceler les symptômes avant qu’il ne soit trop tard. Car comme le dit le Dr Gérard Helft, cardiologue, Président de la Fédération Française de Cardiologie, « un infarctus ne fait pas toujours tomber par terre », contrairement à l’image que l’on se fait de la crise cardiaque.

Chez Jacqueline, âgée de 70 ans aujourd’hui, il a bien failli passer inaperçu. Elle nous raconte son histoire.

« J’ai une vie saine, je ne fume pas, je ne bois pas, je fais du sport »

« C’était il y a 7 ans, je rentrais du sport. J’ai ressenti une douleur à la poitrine. Mais pour moi, ça ne pouvait être que musculaire. Le mal empirait mais je me disais que ça allait passer », se souvient Jacqueline.

Pendant la nuit, les choses ne s’arrangent pas. « Toute la nuit j’ai eu mal. Le lendemain matin, la douleur était apaisée, mais j’étais très fatigué. Le moindre effort était incommensurable ». Malgré tout, elle ne s’inquiète pas.

« Pour moi, ça ne pouvait être que des douleurs : j’ai une vie saine, je ne fume pas, je ne bois pas, je fais du sport. Pour moi, c’était forcément sans conséquences ».

Elle apprend avoir été victime d’un infarctus 5 jours après

C’est quelques jours après, lorsque Jacqueline retrouve des amis et qu’elle leur raconte son histoire, qu’elle se décide à consulter un médecin. « Mes amis me demandent si je suis allée chez le médecin. Je leur dis de ne pas s’inquiéter. Puis, une de mes copines me dit ‘si tu ne vas pas chez le médecin, moi je vais t’y emmener’ ».

« A aucun moment, je n’ai pu imaginer que c’était le cœur ».

Après l’avoir examiné, son médecin lui recommande fortement de se rendre aux Urgences. « ‘Oui, j’irai demain’, lui ai-je répondu. Il me dit d’y aller tout de suite ! ».

A l’hôpital, le cardiologue qui a pratiqué les examens pour Jacqueline lui donne le diagnostic fatidique : « Madame, vous avez fait un infarctus ».

« J’ai eu du mal à le croire, se souvient Jacqueline. Il s’était passé 5 jours ».

« J’avais eu un très gros stress avant mon infarctus »

Après coup, Jacqueline nous explique que si elle estimait avoir une vie saine, elle subissait un grand stress à l’époque de son infarctus. « J’ai eu un très très gros stress. Je pense qu’il y a eu une relation de cause à effet ».

En effet, c’est très souvent le stress qui est à l’origine des infarctus. La Fédération Française de Cardiologie mentionne une étude : sur 350 femmes jeunes qui ont fait un infarctus, 55 % ont déclaré un grand stress avant. Donc oui, il y a lien. Le stress, mais aussi la dépression, l’anxiété sont liées aux maladies cardiaques. Et encore plus souvent chez la femme.

Chaque facteur de risque, la femme les subit plus que les hommes. « A tabagisme égal, une femme à 25 % de risques en plus d’être touchée par une maladie cardiaque », ajoute la Fédération.

On ajoute que les hormones sexuelles féminines de la femme, les œstrogènes, protègent le système cardiovasculaire. Or, à la ménopause, elle perd cette protection, ce qui rend la femme beaucoup plus à risque ! Au même titre que pendant sa grossesse.

Voici le symptôme de l’infarctus que l’on retrouve 9 fois sur 10

Le Dr Gérard Helft nous rappelle les symptômes qui doivent alerter : « l’infarctus se caractérise par une douleur dans la poitrine, oppressive, en étaux. Elle peut être variable. Elle peut ressembler à une brulure et irradier vers le cou, la mâchoire et l’épaule gauche. 9 fois sur 10, on retrouve ce type de douleurs. Heureusement, tous les gens qui ont ces douleurs n’ont évidemment pas d’infarctus ».

Les facteurs de risque doivent aussi vous mettre la puce à l’oreille. On retrouve l’âge, l’hérédité, mais aussi le fait d’avoir fumé, d’être hypertendu, diabétique, et d’avoir du cholestérol. « Si vous présentez tous ces facteurs accumulés et que vous avez une douleur dans la poitrine qui apparait au repos, qui est constante et qui dure 30 minutes, il vaut mieux appeler les secours », ajoute le cardiologue.

Il ajoute que la douleur peut être accompagnée d’autres symptômes. « On peut présenter en même temps des nausées, des sueurs, des palpitations etc. Et il n’agit pas d’appeler son médecin généraliste qui ne répondra pas. Il faut appeler le 15 ».

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