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Être addict à internet n’est jamais bénéfique, mais les effets délétères seraient encore plus importants à l’adolescence. C’est en tout cas les conclusions d’une étude publiée le 4 juin dans Plos Mental Health. (source 1) Les chercheurs ont passé en revue douze études antérieures, menées sur 237 jeunes de 10 à 19 ans diagnostiqués comme dépendants à internet, et s’appuyant sur l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf).

Adolescent addict à internet : quels effets sur le cerveau ont été observés par les chercheurs ?

Cette étude a mis en évidence des altérations sur plusieurs réseaux neuronaux chez des ados dépendants à internet.. Une augmentation d’activité a été observée dans certaines régions du cerveau au repos D’autres, au contraire, comme le réseau de contrôle exécutif responsable de la pensée active (mémoire, prise de décision…), voient leur connectivité fonctionnelle, c’est-à-dire l’interaction entre les régions du cerveau, diminuer. Ces modifications dans la chimie du cerveau peuvent provoquer des changements du comportement et du développement des adolescents :

  • altération des capacités intellectuelles,
  • altération de la santé mentale,
  • impact négatif sur leur vie sociale,
  • hausse de l’impulsivité,
  • baisse de l’inhibition…

Pourquoi les ados sont-ils particulièrement vulnérables ?

Comme le rappelle l’étude, l’adolescence est un « stade de développement crucial au cours duquel les gens passent par des changements significatifs dans leur biologie, leur cognition et leur personnalité. Le fonctionnement émotionnel-comportemental des adolescents est hyperactivé », ce qui rend les aussi plus vulnérables sur le plan mental.

Quand peut-on dire qu’une personne est addict à internet ?

Comme le rappellent les chercheurs en introduction à leur étude, est considérée comme dépendante toute personne se trouvant « dans l’incapacité à résister à l’envie d’utiliser Internet, ce qui a des effets négatifs sur son bien-être psychologique ainsi que sur sa vie sociale, universitaire et professionnelle ».

Être connecté à internet plusieurs heures par jour ne signifie donc pas nécessairement que l’on souffre d’addiction. un point sur lequel insistait le Dr Dan Véléa, psychiatre, que nous avions interrogé pour cet article consacré à l’addiction à internet : Chez les addicts, le facteur temps est important, mais aussi l’intensité de la connexion, le fait qu’ils ne puissent plus rien faire d’autre

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