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En cas d’insuffisance rénale, il est généralement conseillé de limiter ses apports en protéines (viande, œuf, poisson, légumineuses) car celles-ci sont transformées en urée, laquelle risque de s’accumuler dans le sang si l’organisme a du mal à l’éliminer.

Une nouvelle étude vient pourtant mettre à mal cette recommandation, au vu des résultats obtenus. Parue dans la revue spécialisée Renal Failure (Source 1), l’étude, menée par une équipe de recherche chinoise, a montré que le remplacement des glucides par des protéines, et/ou du sucre par des glucides non sucrés (sans saccharose) semble réduire le risque de mortalité des patients atteints d’insuffisance rénale chronique.

L’équipe de recherche a ici examiné les régimes alimentaires et données de santé de 3 683 patients américains atteints d’insuffisance rénale chronique. Elle a alors constaté que les participants avaient un risque de mortalité plus faible lorsqu’ils consommaient 30 à 45 % de leur énergie sous forme de glucides (comparé à ceux dont 60 % de l’apport énergétique provenait de glucides) et 5 à 20 % de leur énergie sous forme de sucre (contre 40 % de l’apport total chez les autres participants). Les chercheurs ont ainsi constaté que le remplacement de l’apport énergétique des glucides par des protéines (jusqu’à 30 %) et/ou le remplacement du sucre par des glucides dépourvus de saccharose (jusqu’à 55 %) réduisaient le risque de mortalité toutes causes confondues, et ce avec un apport énergétique total resté constant.

“Nos résultats suggèrent que les conseils diététiques [donnés] aux patients atteints d’insuffisance rénale chronique doivent être donnés en fonction de leur structure alimentaire actuelle (en particulier le pourcentage d’apport en glucides) et que les glucides sucrés [versus] non sucrés doivent être pris en compte lors de l’ajustement de leur apport en glucides”, a commenté Qidong Ren, premier auteur de l’étude, dans un communiqué. L’équipe de scientifiques demeure tpoutefois prudente : pas question d’entreprendre un tel changement de régime alimentaire seul, sans accompagnement médical et diététique, d’autant que des études plus approfondies devront venir confirmer ces tendances.

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