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En France, environ un couple sur huit consulte en raison de difficultés à concevoir un enfant comme le rapporte l’Inserm. L’association française d’urologie (AFU) explique quand dans 30 à 40% des cas l’homme est impliqué dans la difficulté du couple à procréer.  « L’infertilité masculine se définit par une anomalie dans la production de spermatozoïdes par les testicules ou de leur mobilité dans les voies génitales masculines ou féminines », résume l’AFU.

« Certains hommes souffrent d’une absence totale de spermatozoïde dans leur sperme. Ce phénomène concerne environ 15 % des hommes infertiles. Lorsque cette absence est liée à une absence de production de spermatozoïdes dans le testicule, cette pathologie se nomme azoospermie non obstructive », détaille la Fondation pour la Recherche Médicale. Actuellement, une chirurgie complexe est nécessaire pour extraire les spermatozoïdes intacts. Ils sont ensuite congelés pour une utilisation ultérieure avec une fécondation in vitro.

Une procédure simplifiée

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta ont identifié deux protéines présentes uniquement dans les spermatozoïdes viables. Ces dernières « faciliteront le développement d’un nouveau test de diagnostic pour prédire si cette chirurgie est susceptible de réussir et aideraient les chirurgiens à identifier les spermatozoïdes viables pendant la chirurgie », explique l’auteur principal de l’étude Andrei Drabovich, biochimiste et professeur adjoint de médecine de laboratoire et de pathologie à l’Université de l’Alberta. Avant de compléter : « Avec notre approche, nous sommes capables d’enregistrer un million d’images et chez certains patients, nous ne trouvons que 10 spermatozoïdes. Mais même quelques-uns suffiraient pour une fécondation in vitro ».

Ce test de diagnostic non invasif devrait donner plus d’informations sur les chances de devenir un jour parent grâce à la fécondation in vitro. « Obtenir tous ces niveaux d’informations en même temps nous aide à filtrer un million d’images et à détecter même un seul spermatozoïde viable », détaille l’étude.

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