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Les fourmillements aussi appelés en langage médicale “paresthésies” désignent des sensations anormales et superficielles de picotements non liées à un stimulus sensoriel.

Les fourmillements surviennent spontanément ou après la compression d’un nerf ou d’un vaisseau sanguin.

Les fourmillements sont généralement associés à une perte de sensibilité du toucher partielle (hypoesthésie) ou totale (anesthésie). Nous parlons de sensations d’engourdissement. Ces dernières peuvent s’accompagner d’autres manifestations comme des douleurs, une faiblesse d’un membre… 

Dans la grande majorité des cas, les fourmillements sont un symptôme aussi banal que bénin. Ils peuvent être la conséquence d’une crampeou d’une mauvaise posture prolongée. Néanmoins, les fourmillements sont parfois le signe d’une maladie neurologique ou métabolique dont le degré de gravité est variable. 

Causes : quelles maladies provoquent des fourmillements (paresthésies) ?

Les fourmillements sont un symptôme extrêmement répandu qui peut toucher n’importe quel individu quels que soient son âge, son sexe et son état de santé. Ils peuvent être associés à une crampe musculaire ou être la conséquence d’une mauvaise position entraînant une coupure de la circulation sanguine ou une compression nerveuse. Parfois, ils apparaissent de façon inexpliquée. 

Néanmoins des fourmillements qui surviennent de façon récurrente peuvent alerter le médecin sur l’existence d’une maladie ou d’un problème de santé sous-jacents comme : 

  • Une maladie neurologique : sclérose en plaques, AVC (accident vasculaire cérébrale), maladie de Parkinson ou d’Alzheimer… ; 
  • Une maladie métabolique : diabète (neuropathie diabètique), troubles de la thyroïde… ; 
  • Un alcoolisme chronique
  • Une intoxication à certains métaux lourds comme le mercure ; 
  • La prise de certains médicaments ( les fourmillements peuvent être des effets secondaires de traitements opioïdes ou chimiothérapie anti-cancéreuse) ; 
  • Une tumeur ou des métastases d’un cancer (notamment s’ils affectent la moelle épinière); 
  • Une carence en vitamine B1 (thiamine) ou B12 ou encore en magnésium (minéral essentiel) ; 
  • Une infection (zona, VIH…) ; 
  • Un traumatisme
  • Une malaise vagal, une hypoglycémie ou une chute de tension
  • Une maladie inflammatoire chronique (comme la polyarthrite rhumatoïde) ; 
  • Une maladie auto-immune (comme le syndrome de Guillain-Barré). 

Qu’est-ce qui provoque des fourmillements dans les mains ?

L’apparition de fourmillements au niveau des mains (notamment au bout des doigts) est très fréquent. Ces symptômes peuvent être la conséquence de : 

  • Un syndrome du canal carpien qui peut provoquer des troubles de la sensibilité et une diminution de la force au niveau des 3 premiers doigts de la main; dus à la compression du nerf médian lors de son passage dans le canal carpien. 
  • Une crise de spasmophilie dont les manifestations sont en lien avec une respiration accélérée (hyperventilation). D’une façon générale un état anxieux, un choc émotionnel et le stress peuvent entraîner des picotements dans les mains.  
  • Le phénomène de Raynaud (ou maladie de Raynaud), un trouble vasculaire qui se manifeste par une modification de la couleur des doigts et parfois aussi des orteils, qui deviennent blancs ou bleus et engourdis suite à une exposition au froid, à l’humidité ou à un stress émotionnel.
  • Une hernie discale cervicale qui est un déplacement d’une partie du disque intervertébral qui vient comprimer la racine du nerf se situant au niveau de la colonne vertébrale et peut être à l’origine de fourmillements et de douleurs depuis le cou jusque dans les doigts.
  • Le fait de dormir sur son bras et sa main

Doigts, pieds, jambes, visage, tout le corps … Quelles parties du corps sont touchées par les fourmillements?

N’importe quelle partie du corps peut être affectée par les fourmillements. Néanmoins, les parties du corps les plus souvent affectées sont les bras, les jambes et les extrémités. La position assise jambes croisées ou fléchies est une cause banale de fourmis dans les jambes

Je ressens des fourmillements dans la tête : pourquoi ? Quand s’inquiéter ?

Il arrive que des fourmillements apparaissent au niveau du visage ou de la tête.

Ils peuvent être le signe d’une crise d’hypoglycémie. Dans ce cas, ils sont souvent associés à des sueurs froides, une pâleur et des tremblements. Un peu de sucre permet de mettre un terme à ces symptômes désagréables.

Néanmoins, il est préférable d’appeler le 15 ou le112 si : 

  • Les fourmillements affectent un seul côté du visage et qu’ils s’accompagnent d’autres signes comme un état confusionnel, des difficultés d’élocution ou des maux de tête. En effet, il pourrait alors s’agir d’un AVC. 
  • Les fourmillements diffusent dans la tête, la nuque et parfois dans l’intégralité du corps avec d’autres signes associés : vertiges, étourdissements, faiblesse, hypotension..  Il pourrait alors s’agir d’un malaise (syncope). Il est préférable que le patient s’allonge en position latérale de sécurité en attendant les secours. 

Fourmis dans les membres : d’autres signes souvent associés

Les symptômes les plus souvent associés aux fourmillements et picotements sont : 

  • une modification des perceptions ;
  • une sensation d’engourdissement ; 
  • une sensation de décharge éléctrique (en cas de crampes notamment) ; 
  • une légère sensation de brûlure ; 
  • une perte de sensibilité ; 
  • une faiblesse musculaire
  • une fatigue importante. 

Diagnostic et traitements : comment soigner les sensations de fourmillements ?

Le diagnostic des fourmillements est essentiellement clinique. Des examens complémentaires peuvent être prescrits afin de déceler la cause de ces derniers (si le médecin soupçonne l’existence d’une maladie sous-jacente). Il peut s’agir d’une IRM cérébrale, d’un électromyogramme ou encore d’examens sanguins… 

Parfois un simple changement de position ou une mise en mouvement du membre touché ou l’activité physique permettent de faire disparaître ces sensations d’engourdissement.  

La prise en charge des fourmillements dépend de leur cause : 

  • Un diabétique devra par exemple entretenir un suivi médical (en endocrinologie et en nutrition) et surveiller son taux de sucre dans le sang.
  • Un alcoolique devra endurer un sevrage alcoolique.
  • En cas d’AVC, des médicaments sont administrés pour dissoudre le caillot qui bloque le vaisseau sanguin. Le traitement peut être chirurgical, pour vider la poche de sang qui compresse une partie du cerveau… 

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