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Les semelles orthopédiques n’ont pas l’image la plus glamour qui soit. Pourtant, ces dispositifs de correction mécanique, qui modifient par leur courbure et leur texture la manière dont la voûte plantaire se positionne dans la chaussure, se révèlent souvent être de formidables alliés du quotidien.

Des semelles :  pour qui ? Et pour quoi faire ?

Grâce à leurs propriétés, les semelles orthopédiques peuvent soulager un large éventail de douleurs et de gênes, compenser des asymétries ou anomalies dans l’architecture du corps (par exemple si l’on a une jambe plus courte que l’autre ou les pieds creux ou plats) ou contrebalancer les incidences de certaines maladies, comme les problèmes de tendinite, le syndrome de Morton – affection qui cause une compression d’un nerf entre les orteils – ou le diabète, souvent à l’origine de lésions neuropathiques ou artériopathiques au niveau des membres inférieurs.

« Cela influe positivement sur le fonctionnement de l’appareil locomoteur, améliore la posture et la marche, dans ses mouvements de rotation vers l”intérieur, ce qu’on appelle la pronation, ou l ‘extérieur, ce qui correspond à la supination », détaille Vincent Millet, podologue. Les semelles orthopédiques constituent donc un traitement à part entière.

Que valent les semelles vendues en pharmacie ?

Mais faut-il se laisser tenter par celles que l’on trouve dans les pharmacies et grandes surfaces ? Pour Vincent Millet, la réponse est négative.

« Les semelles vendues sans prescription sont des des semelles de confort, qui peuvent être utiles pour des personnes qui travaillent debout toute la journée. Mais elles n’ont absolument pas le niveau de personnalisation et d’efficacité des semelles orthopédiques, car elles ne s’ajustent pas à la morphologie de chaque patient », précise notre expert, qui explique que « c’est comme si vous achetiez des lunettes au pif sans prendre en considération votre défaut visuel. »

Comment se passe une prescription de semelles ?

Avant de vous en prescrire, votre podologue réalise un bilan complet se composant d’un interrogatoire sur vos symptômes et antécédents médicaux, d’un examen général du corps, de tests en position statique et en déplacement et d’un passage sur une plateforme podométrique équipée de capteurs.

En compilant ces paramètres, ce spécialiste sera à même de vous proposer des semelles, généralement fabriquées sur place au cabinet, qui tiennent compte dans leur conception et dans leur matière de ce dont vous souffrez, de votre poids, de votre type de chaussage et de vos activités professionnelles et sportives. Il est conseillé ensuite de les changer au bout d’un an et/ ou de 1500 kilomètres parcourus « Mais ce n’est pas une règle absolue. Il vaut vérifier leur état en cabinet, s’assurer qu’elles sont toujours adaptées et qu’on en a toujours besoin », conclut Vincent Millet.

>> A savoir : Certes,  elles sont performantes, mais les semelles orthopédiques coûtent cher. Facturées en moyenne de 150 à 250 euros (les honoraires des podologues sont libres), elles ne sont remboursées ensuite qu’à hauteur de 60 % du tarif conventionné. (28,86 euros, à partir de la pointure 37) par l’Assurance maladie, qui vous versera donc 17,32 euros. Votre mutuelle assumera partiellement ou complètement le reste de cette base Sécu. Le reste à charge est donc très important pour le patient.

Notre expert : Vincent Millet, podologue du sport et posturologue à Paris

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