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À quelques semaines des Jeux Olympiques, une étude révèle que de nombreux Français ne font pas assez de sport. C’est le constat que dresse Santé publique France dans son Baromètre 2021 sur la prévalence de l’activité physique et la sédentarité en France (source 1). Pour obtenir ces résultats, près de 25 000 Français âgés de 18 à 85 ans ont été interrogés dans l’Hexagone, et plus de 6 000 en Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane et Réunion).

Les femmes font moins de sport que les hommes

Verdict : 27 % des hommes, et 41 % des femmes ne font pas autant d’activité physique que ce qui est recommandé. L’Organisation mondiale de la Santé recommande en effet de « pratiquer au moins 150 à 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée ou au moins 75 à 150 minutes d’activité physique d’intensité soutenue par semaine » (source 2). Il est également recommandé de faire du renforcement musculaire « au moins deux fois par semaine ». Les recommandations liées à la musculation sont encore moins suivies par les Français : seuls 31 % des hommes et 20 % des femmes les atteignent.

Plus précisément, l’enquête indique que certaines personnes atteignent plus que d’autres les recommandations d’activité sportive :

  • les jeunes ;
  • les personnes habitant dans les milieux ruraux ;
  • les personnes ayant un niveau d’études supérieur au bac.

À l’inverse, « les femmes vivant en couple avec des enfants avaient une moindre probabilité d’atteindre les recommandations d’activité physique en comparaison de celles vivant seules », note Santé publique France. Les hommes au chômage ou inactifs étaient aussi moins nombreux à atteindre les recommandations d’activité physique.

Les Français trop sédentaires

Au-delà de l’activité physique, l’enquête révèle également que nombre de Français sont trop sédentaires. « Plus d’un adulte sur cinq déclarait passer plus de sept heures par jour en position assise », les plus jeunes étant les plus concernés, indique Santé publique France. Aussi, près de 4 Français sur 10 passent plus de trois heures par jour, en dehors du travail, devant un écran. Une bonne nouvelle malgré tout : « plus de 9 adultes sur 10 déclarent se lever au moins toutes les deux heures en cas de position assise prolongée », suivant ainsi les recommandations françaises en la matière.

Le niveau de sédentarité n’était pas lié au sexe, mais était « associé au niveau de diplôme des individus ». Les titulaires d’un diplôme d’études supérieures et celles qui travaillent avaient ainsi plus de probabilité de passer plus de 7 heures par jour assis.

Globalement, près de 9 % des hommes et 10 % des femmes n’atteignaient pas les recommandations d’activité physique et avaient une sédentarité élevée.

Des disparités en fonction des régions

« Pour la première fois », la prévalence de l’activité physique et de la sédentarité a pu être évaluée au niveau régional. L’étude révèle ainsi des différences majeures entre les régions. Voici celles où les Français font le plus de sport :

  • la Bretagne ;
  • l’Occitanie.

À l’inverse, en Île-de-France et dans le Nord-Est de l’Hexagone, les habitants atteignent moins les recommandations d’activité sportive.

Carte de France de la prévalence de l'activité physique par région chez les hommes et les femmes en 2021.

FermerCarte de France de la prévalence de l'activité physique par région chez les hommes et les femmes en 2021.

© Santé Publique France

© Santé Publique France

Le niveau de sédentarité élevée passait du simple au double entre les régions, atteignant environ 30 % en Île-de-France. L’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, la Bourgogne-France-Comté et les DROM étaient à l’inverse moins concernés.

Ces données mettent en évidence le manque d’activité physique dans le quotidien des Français (et notamment des Françaises) et la nécessité d’agir en faveur de la modification des modes de vie pour y inclure davantage de mouvement. Santé publique France.

Pourtant, « le manque d’activité physique (AP) et la sédentarité sont deux facteurs de risque de nombreuses maladies non transmissibles », comme les maladies cardiovasculaires, métaboliques ou le cancer, rappelle Santé publique France. « Il est donc nécessaire, pour maintenir ou améliorer sa santé, de limiter sa sédentarité autant que possible, et d’augmenter conjointement son niveau d’activité physique », conclut le baromètre.

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