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L’annonce de l’arrivée prochaine de ce test salivaire Endotest, mis au point par la start-up Ziwig, remonte à février 2022. Elle avait alors fait grand bruit, du moins sur les réseaux des patientes atteintes, tant le diagnostic de l’endométriose est encore long et complexe.

Une nouvelle étude, parue dans le New England Journal of Medicine Evidence (Source 1) vient de confirmer l’efficacité de cet autotest salivaire en tant qu’outil de diagnostic de l’endométriose.

Rappelons que l’endométriose se définit par la présence de lésions semblables à l’endomètre (muqueuse utérine), en dehors de la cavité utérine : sur les ovaires, les trompes, la vessie, le rectum, le diaphragme etc. Sous l’influence des hormones, ces lésions occasionnent des douleurs, des adhérences, des saignements, qui gâchent le quotidien des femmes atteintes. L’échographie ou l’IRM, réalisés par des radiologues formés et spécialisés, sont les examens de choix pour poser le diagnostic, ainsi que la cœlioscopie, qui demeure une opération chirurgicale lourde. Mais à l’heure actuelle, l’errance diagnostique est encore de plusieurs années, aboutissant alors à un retard de traitement et de prise en charge. Moins invasif, plus facile d’accès, le test salivaire de Ziwig aurait de nombreux avantages, à commencer par l’obtention d’un diagnostic en 7 jours seulement.

L’attente du feu vert des autorités françaises

Concrètement, l’Endotest est basé sur l’analyse de micro-ARN, des petits ARN non codants qui circulent dans les fluides biologiques (sang, urine, salive…). “Un lien direct entre la dérégulation de certains micro-ARN et le développement des lésions d’endométriose a été mis en évidence”, rapporte l’entreprise Ziwig dans son dossier de presse. Aidés de l’intelligence artificielle, les chercheurs sont ainsi parvenus à mettre en évidence 109 micro-ARN impliqués dans l’endométriose, identifiables dans la salive et à même de diagnostiquer la maladie.

L’étude scientifique publiée ce 9 juin 2023 le confirme : testé auprès de 200 patientes, ce test salivaire, réalisable à domicile, a affiché une sensibilité de 96,2 %, et une spécificité de 95,1 %. La sensibilité étant la probabilité que le test soit positif si la patiente est atteinte, et la spécificité, la probabilité qu’il soit négatif si la patiente n’est pas malade.

Reste à la start-up de convaincre les autorités de santé françaises d’autoriser la mise sur le marché de ce test. Dans un communiqué, Ziwig indique espérer qu’il soit disponible en France d’ici la fin de l’année. Bénéficiant du marquage européen CE, il est déjà disponible chez de nombreux voisins européens (Suisse, Royaume-Uni, Italie, Allemagne, Suède, Norvège, Danemark, Islande, Balkans…).

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