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L’échographie du 1er trimestre de grossesse est souvent un moment très émouvant pour les futurs parents qui ont l’occasion de visualiser pour la première fois leur enfant. L’examen permet de s’assurer que la grossesse suit son cours normalement et que bébé va bien.

Quand la grossesse est-elle visible à l’échographie ?

La grossesse est visible à l’échographie par voie endovaginale à partir de trois à quatre semaines d’aménorrhée soit environ deux semaines de grossesse. À ce stade, seul le sac gestationnel peut être visualisé lors de l’examen.

Combien d’échographies sont obligatoires pendant la grossesse ?

Pendant la grossesse, trois échographies – au premier, deuxième et troisième trimestres – sont fortement recommandées. « En fonction des antécédents de la patiente, en cas de grossesse multiple ou de signes cliniques potentiellement évocateurs d’une pathologie – parmi lesquels un excès ou une faible quantité de liquide amniotique, une faible ou trop forte croissance du bébé, un diabète gestationnel, une infection (rubéole, toxoplasmose…), etc. – des échographies supplémentaires pourront être réalisées », précise Marianne Benoît Truong Cahn, sage-femme échographiste.

Femme enceinte : quand faire l’échographie de datation ?

Il est possible de faire une échographie de datation avant l’échographie du premier trimestre afin de s’assurer que la grossesse est bien évolutive et d’estimer la date de l’accouchement mais ce n’est pas une obligation.

« Il n’y a pas d’indication absolue à faire une échographie de datation, confirme la sage-femme. 

Elle peut être effectuée pour se rassurer ou bien si la patiente a des saignements inexpliqués, des douleurs pelviennes afin d’écarter l’hypothèse d’une fausse couche ou d’une grossesse extra-utérine. »

Quand a lieu l’échographie du premier trimestre ? Quel est le déroulement ?

L’échographie du premier trimestre s’effectue normalement entre la 11e et la 13e semaine d’aménorrhée (absence de règles) c’est-à-dire entre la 9e et la 11e semaine de grossesse. Attention : l’échographiste est très vigilant sur ces dates, en raison de la mesure de la clarté nucale qui participe au dépistage de la trisomie 21 et n’a de valeur que dans cet intervalle de temps. L’examen permet également de déterminer la date de début présumé de la grossesse (DPG). « C’est cette date calculée d’après les mesures de l’embryon qu’il faut retenir pour calculer la date d’accouchement », précisent les auteurs du Grand livre de la grossesse.

Technique d’imagerie par ultrasons, l’échographie permet de visualiser le futur bébé dans le ventre de sa mère. L’examen dure une trentaine de minutes. La patiente est allongée sur le dos et l’échographiste déplace une sonde sur son ventre en la faisant glisser au moyen d’un gel. « Il est déconseillé d’appliquer de la crème hydratante ou de l’huile sur le ventre plusieurs jours avant l’échographie parce que cela peut bloquer le passage des ultrasons et nuire à la qualité de l’image », insiste la sage-femme. Avant d’ajouter : « Souvent, lors de l’échographie du premier trimestre, on utilise une sonde endovaginale afin d’observer, entre autres, les annexes comme les ovaires et de s’assurer qu’il n’y a rien d’anormal. » Pas d’inquiétude, cet examen est simple pour la maman et sans danger pour le futur bébé.

Quelle est son utilité ?

Cette première échographie offre la possibilité de visualiser le futur bébé dans son intégralité, de repérer les éventuelles anomalies, de compter le nombre de fœtus et de mesurer la longueur cranio-caudale (LCC) afin de dater précisément la grossesse ainsi que celle de la nuque, un des éléments essentiels dans le dépistage de la trisomie 21.

Détecter une grossesse gémellaire ou multiple

L’échographie du premier trimestre est essentielle puisqu’elle permet de compter le nombre de fœtus présents dans l’utérus. Dans le cadre d’une grossesse gémellaire, l’échographiste devra préciser s’il existe un ou deux placentas – on parle de grossesse monochoriale ou bichoriale – et une ou deux poches (monoamniotique ou biamniotique). Ces éléments sont déterminants dans la prise en charge et le suivi de la grossesse. Par exemple, en cas de grossesse gémellaire bichoriale, le suivi sera réalisé une fois par mois par votre gynécologue-obstétricien dans une structure adaptée (hôpital ou clinique). « Une surveillance échographique plus rapprochée est conseillée, surtout s’il existe une différence de taille entre les deux fœtus, indiquent les auteurs du Grand livre de ma grossesseOn propose de faire une échographie par mois et, à partir du 3etrimestre, la surveillance sera encore plus rapprochée. » Beaucoup plus rares, les grossesses gémellaires monochoriales biamniotiques ou monochoriales monoamniotiques c’est-à-dire avec un seul placenta et deux poches ou une seule poche peuvent présenter des complications particulières et feront l’objet d’une surveillance clinique et échographique beaucoup plus soutenue que dans le cas des grossesses bichoriales.

Dépister la trisomie 21

Anomalie chromosomique redoutée par les futurs parents, la trisomie 21 est dépistée dès le premier trimestre de grossesse. Ce dépistage – obligatoirement proposé en France mais jamais imposé – repose principalement sur deux examens :

  • une analyse de sang afin de doser des marqueurs sériques (PAPP-A, ß-HCG) ;
  • la mesure échographique de la clarté nucale entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée.

La combinaison de ces deux résultats associée à l’âge de la future maman permet d’évaluer le risque d’anomalie chromosomique. « Si l’on trouve d’emblée une nuque très épaisse, on proposera un suivi particulier à la patiente avec si nécessaire une amniocentèse ou une biopsie de trophoblaste », précise la sage-femme. Si le risque est compris entre 1/51 et 1/1000, une prise de sang peut être effectuée afin d’étudier l’ADN fœtal dans le sang maternel. « En cas de test positif, il faut faire une amniocentèse afin d’étudier le caryotype fœtal, explique Bernard Hédon, professeur de gynécologie-obstétrique et de médecine de la reproduction à la faculté de médecine de Montpellier-Nîmes et co-auteur du Grand livre de ma grossessePour les femmes qui ont un risque supérieur à 1/50, il est recommandé de laisser le choix au couple entre l’analyse de l’ADN et un caryotype par amniocentèse ou biopsie de trophoblaste. Si le caryotype est normal, cela permet d’affirmer que l’enfant n’a pas une trisomie. En revanche, cela ne permet pas d’affirmer, pour autant, qu’il n’a pas d’autres anomalies non visibles par l’examen des chromosomes ou par l’échographie. »

S’assurer que votre futur bébé va bien

Enfin, l’échographiste va s’assurer que bébé va bien. « On vérifie qu’il ne présente pas d’anomalies morphologiques majeures, qu’il a bien deux jambes et deux bras, que son cœur est bien à gauche et qu’il n’y a pas de malformation de la colonne vertébrale, détaille la sage-femme. On enregistre également l’activité cardiaque, on observe la vitalité du fœtus et on regarde la quantité de liquide amniotique ainsi que la localisation du placenta. » Si vous ne percevez pas encore votre futur enfant, à ce stade de la grossesse, sachez que ses mouvements sont nombreux ! « Il bondit comme s’il faisait du trampoline, s’étire, se met en boule, agite bras et jambes, puis s’endort et redevient immobile mais jamais très longtemps car ces différentes phases se succèdent rapidement », assurent les auteurs du Grand livre de ma grossesse.

Échographie du 1er trimestre : fille ou garçon, peut-on déjà connaître le sexe du bébé ?

Lors de l’échographie du premier trimestre, le sexe de l’enfant n’est pas encore complètement visible. « À ce stade, il n’y a qu’un bourgeon génital. On ne voit le sexe de façon certaine qu’à partir de 17 semaines, confirme la sage-femme. Personnellement, je préfère attendre l’échographie du deuxième trimestre avant d’annoncer si c’est une fille ou un garçon. » Il faudra donc patienter jusqu’à l’échographie morphologique du deuxième trimestre pour connaître enfin le sexe de votre enfant de façon certaine !

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